Crise des sous-marins : « Donnez-moi un break »… Boris Johnson appelle Paris à se ressaisir

ROYAUME-UNI Le partenariat pour la région indo-pacifique conclu entre Washington, Londres et Canberra, a pour première conséquence la rupture d’un contrat de sous-marins

20 Minutes avec AFP
— 
Boris Johnson le 31 mars 2021 à Londres.
Boris Johnson le 31 mars 2021 à Londres. — Hollie Adams/AP/SIPA

« Donnez-moi un break »… Recourant au franglais, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a appelé la France à se ressaisir, ce mercredi, après la colère exprimée par Paris à propos du pacte de sécurité conclu entre les Etats-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni.

« Je pense qu’il est temps pour certains de nos amis les plus chers dans le monde de "prenez un grip" à propos de tout ça », a-t-il dit devant les caméras britanniques lors d’une visite à Washington, francisant partiellement l’expression anglaise « get a grip » (se ressaisir).

Une conversation entre Biden et Macron

« Donnez-moi un break » (laissez-moi souffler), a-t-il poursuivi, toujours en franglais. « C’est fondamentalement une grande avancée pour la sécurité mondiale. Ce sont trois alliés partageant vraiment les mêmes valeurs qui se serrent les coudes et créent un nouveau partenariat de partage de technologie ». Le partenariat stratégique pour la région indo-pacifique conclu entre Washington, Londres et Canberra, qui vise à contrer l’influence chinoise dans la région, a pour première conséquence la rupture d’un important contrat de fourniture de sous-marins conventionnels passé par la France avec l’Australie, au profit de sous-marins nucléaires.

Pour marquer sa colère, la France a rappelé son ambassadeur aux Etats-Unis, un acte sans précédent vis-à-vis de cet allié historique, de même que celui en Australie, le pays à l’origine de la crise. Ce partenariat « n’est pas exclusif, il n’essaie pas d’exclure qui que ce soit. Il ne vise pas à s’opposer à la Chine par exemple », a affirmé Boris Johnson. « Il vise à intensifier les liens et l’amitié entre trois pays d’une manière qui, je pense, sera bénéfique pour les choses en lesquelles nous croyons ». Le président français Emmanuel Macron doit s’entretenir mercredi après-midi avec son homologue américain Joe Biden sur cette crise des sous-marins.