Crise des sous-marins : Des discussions franco australiennes sur des dédommagements

DIPLOMATIE L’industriel français Naval Group avait déjà franchi « plusieurs étapes contractuelles » pour la construction de sous-marins

20 Minutes avec AFP
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Photo fournie par la marine australienne de sous-marins Collins, le 22 mars 2015 près de Rockingham en Australie
Photo fournie par la marine australienne de sous-marins Collins, le 22 mars 2015 près de Rockingham en Australie — CPOIS DAVID CONNOLLY ROYAL AUSTRALIAN NAVY

Après la rupture d’un mégacontrat de sous-marins français par Canberra, des discussions ont été engagées entre l’industriel français Naval Group et les autorités australiennes sur de possibles dédommagements financiers, a annoncé le ministère français des Armées, ce mardi.

« Des discussions ont lieu entre les experts de Naval Group et les Australiens » au sujet de « compensations et de dédommagements », a souligné le ministère lors d’une audioconférence avec la presse autour de la « crise des sous-marins ».

Un contrat à 900 millions d’euros

Le président américain Joe Biden a annoncé le 15 septembre une nouvelle alliance stratégique avec l’Australie et le Royaume-Uni, torpillant ainsi un contrat de sous-marins français à Canberra et provoquant la fureur de Paris, laissé dans l’ignorance.

L’industriel français avait déjà franchi « plusieurs étapes contractuelles », pour un montant de 900 millions d’euros, dont l’Australie s’est déjà acquittée en grande majorité, précise-t-on au ministère, en soulignant que « Naval Group n’aura pas perdu d’argent pour le travail déjà accompli ».

Un document daté du 15 septembre

Le ministère français des Armées a de nouveau fustigé mardi la « trahison » australienne, en insistant sur le fait qu'« à aucun moment la décision australienne de basculer vers des sous-marins à propulsion nucléaire ni leurs discussions avec les Etats-Unis n’ont été abordées » avec les autorités françaises.

Pour preuve, fait valoir Paris, « le 15 septembre, les ingénieurs et militaires australiens ont validé la revue de programme » des Français dans un document officiel (baptisé « notification de la fin de revue fonctionnelle du programme ») signifiant que « l’Australie était satisfaite et qu’on pouvait avancer ».