Climat: Premières plaintes en Allemagne contre les constructeurs automobiles

POLLUTION Les militants écologistes estiment que BMW et Daimler, fabricant des Mercedes-Benz, violent « le droit fondamental à la protection du climat »

20 Minutes avec AFP
— 
Le siège du groupe automobile allemand BMW.
Le siège du groupe automobile allemand BMW. — Christof Stache AFP

Des militants écologistes, qui souhaitent contraindre les constructeurs automobiles BMW et Daimler à accélérer leur transition vers un modèle industriel moins polluant, ont déposé deux plaintes contre les groupes en Allemagne, ont annoncé une ONG écologiste, ce mardi.

Estimant que BMW et Daimler, fabricant des Mercedes-Benz, violent « le droit fondamental à la protection du climat », l’action intentée vise à « imposer la fin des voitures diesel et à essence à partir de 2030 », selon un communiqué de l’organisation Deutsche Umwelthilfe (DUH), l’une des principales associations allemandes de défense de l’environnement.

La protection du climat, un droit fondamental

Ces plaintes, déposées auprès des tribunaux de Stuttgart et Munich, sièges de chacun des groupes, avaient été annoncées début septembre par DUH et Greenpeace. Les deux ONG avaient dit laisser aux constructeurs un délai de quelques semaines pour présenter leur défense.

Le premier constructeur allemand, Volkwagen, doit également faire l’objet d’un recours similaire s’il ne répond à l’injonction des écologistes d’ici fin octobre. Ces poursuites judiciaires sont une première, expliquent les organisations, car elles s’appuient sur la décision rendue au printemps par la Cour constitutionnelle de Karlsruhe qui a fait de la protection du climat un droit fondamental en Allemagne.

Sortie du diesel

La plus haute instance judiciaire du pays avait ainsi contraint le gouvernement d’Angela Merkel à renforcer ses objectifs climatiques, dans le cadre d’une procédure d’urgence. Sous pression de normes environnementales toujours plus exigeantes, les constructeurs ont presque tous dévoilé un calendrier de sortie des véhicules diesel et essence, à l’horizon de plusieurs années et rarement sur tous les marchés internationaux en même temps.

Daimler a réagi mardi, expliquant dans un communiqué avoir « clairement accepté les objectifs de l’accord de Paris sur le climat et la nécessité de décarboner l’industrie automobile. »