Référendum en Californie: Le gouverneur démocrate Gavin Newsom sauve sa tête

ETATS-UNIS Le référendum qui demandait  sa révocation n'atteindra pas 50%, selon les projections des chaînes américaines

P.B. avec AFP
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Le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, avec le sourire après sa victoire au référendum sur son renvoi, le 14 septembre 2021.
Le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, avec le sourire après sa victoire au référendum sur son renvoi, le 14 septembre 2021. — Rich Pedroncelli/AP/SIPA

Les démocrates peuvent respirer. Les électeurs de Californie ont décidé de maintenir en fonction leur gouverneur, votant majoritairement « non » au référendum organisé par ses détracteurs pour obtenir sa révocation. A 21h00 (6h00 mercredi, heure de Paris), le oui n’atteignait que 33,2 %, loin de la majorité absolue nécessaire, sur environ deux tiers des bulletins dépouillés. Même si l’écart devrait se resserrer avec les voix majoritairement républicaines du jour, son avance est largement suffisante, selon les projections des chaînes CNN, NBC, ABC et de l’agence AP.

L’issue du scrutin est non seulement une victoire pour le gouverneur Gavin Newsom, fragilisé par la crise du Covid et les mesures sanitaires décrétées pour endiguer la pandémie, mais aussi pour l’ensemble du camp démocrate. Preuve de l’enjeu national de ce référendum dans un Etat équivalent à la cinquième puissance économique mondiale, le président Joe Biden s’était rendu lundi en Californie pour soutenir Gavin Newsom et mettre toutes les chances de son côté pour remporter ce premier test électoral depuis son élection à la Maison blanche l’an dernier.

Accusations de fraude avant même le dépouillement

Une défaite de Gavin Newsom aurait pu avoir des conséquences à Washington en cas de retraite anticipée – ou de décès – de la sénatrice Diane Feinstein, âgée de 88 ans. C’est en effet le gouverneur qui est chargé de nommer un remplaçant en attendant qu’une sénatoriale ait lieu.

Tout comme Donald Trump, la plupart des candidats républicains qui espéraient prendre la place du gouverneur, comme Arnold Schwarzenegger en 2003 avaient commencé à contester le scrutin et à crier à la fraude électorale avant même la fin des opérations de vote, une stratégie devenue désormais banale dans le camp conservateur.

Favori en cas de victoire du « oui », l’animateur de radio ultra-conservateur Larry Elder a jusqu’à présent refusé de dire s’il accepterait les résultats du scrutin. Il a lancé un site Internet invitant ses partisans à dénoncer toute irrégularité dont ils seraient témoins afin de préserver « l’intégrité » du vote.