Conflit israélo-palestinien : Israël propose un plan pour « améliorer » les conditions des Palestiniens à Gaza

NOUVELLE OFFRE Selon Israël, cela va « créer de meilleures conditions pour de futurs pourparlers », mais en échange le Hamas doit s’engager à un « calme de longue durée »

20 Minutes avec AFP
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Un soldat israélien fait face à des Palestiniens près de Jenin en Cisjordanie, le 8 septembre 2021.
Un soldat israélien fait face à des Palestiniens près de Jenin en Cisjordanie, le 8 septembre 2021. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Ce énième plan ne vise pas à régler le conflit israélo-palestinien, mais, dans un premier temps, à « améliorer » les conditions de vie des Palestiniens dans la bande de Gaza et à « créer de meilleures conditions pour de futurs pourparlers ». Le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid a détaillé dimanche ce projet qui doit venir en échange d’un engagement au « calme » du mouvement Hamas au pouvoir dans cette enclave paupérisée.

« Pendant trop longtemps, les seules deux options étaient conquérir Gaza ou des violences sans fin. Or ce sont deux mauvaises options », a déclaré Yaïr Lapid en présentant son initiative nommée « l’économie en échange de la sécurité » lors d’une conférence sur la sécurité à Jérusalem. Plus concrètement, il propose un plan en deux temps, sans toutefois passer par des négociations directes avec le Hamas, mouvement considéré comme « terroriste » par Israël.

Du donnant-donnant

Dans une première phase, « les lignes électriques seraient réparées, le gaz connecté et une usine de dessalement d’eau construite » à Gaza, territoire sous blocus israélien depuis plus de 15 ans qui compte en moyenne 12 heures d’électricité par jour et peu d’eau potable. En échange, les islamistes du Hamas devront s’engager à un « calme de longue durée », a ajouté le chef de la diplomatie, précisant qu’en cas de violence, la réplique d’Israël serait « plus forte que par le passé ».

Dans un second temps, un port et un « lien » routier seront construits entre Gaza et la Cisjordanie occupée, où siège l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, séparés géographiquement par le territoire israélien.

Demande d’un financement international

Ce plan doit encore être approuvé par le gouvernement de coalition israélien. Mais il ne « pourra se réaliser sans l’engagement de nos partenaires égyptiens, a fait valoir Yaïr Lapid, et nécessitera le soutien financier des Etats-Unis, de l’Union européenne et des pays du Golfe à commencer par les Emirats arabes unis ». Or les Emirats, pays qui a normalisé ses relations avec Israël il y a un an, ne sont pas un acteur économique à Gaza, contrairement au Qatar, monarchie qui entretient des relations privilégiées avec le Hamas et accorde une aide mensuelle à l’enclave.