Coup d’Etat en Guinée : L’Union africaine suspend le pays

PUTSCH La décision de l’Union africaine arrive juste après une autre similaire de la Communauté des Etats d’Afrique de l’ouest

20 Minutes avec AFP
— 
Des militaires devant la prison de Conakry.
Des militaires devant la prison de Conakry. — CELLOU BINANI / AFP

L’Union africaine (UA) a annoncé ce vendredi la suspension de la Guinée de toutes ses « activités et organes de décision », après le coup d’Etat mené dimanche par des militaires dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. L’Union africaine, deux jours après une décision similaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

L’organisation panafricaine, basée dans la capitale éthiopienne Addis Abeba, demande également au Conseil de sécurité de l’ONU « d’approuver le communiqué final de la Cédéao », qu’elle soutient. Mercredi, la Cédéao avait annoncé la suspension de la Guinée et l’envoi d’une mission diplomatique dans le pays, mais n’avait prononcé aucune sanction économique.

L'intégrité physique d'Alpha Condé en question

Cette mission, composée des ministres des Affaires étrangères de quatre pays et du président de la commission de la Cédéao, Jean-Claude Kassi Brou, est arrivée ce vendredi en début d’après-midi dans la capitale guinéenne Conakry. La Cédéao avait également « exigé le respect de l’intégrité physique » et la « libération immédiate » du président Alpha Condé", capturé par les putschistes dimanche.

Les forces spéciales guinéennes conduites par leur commandant, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, ont annoncé dimanche avoir capturé le chef de l’Etat pour mettre fin à « la gabegie financière, la pauvreté et la corruption endémique » ou encore « l’instrumentalisation de la justice (et) le piétinement des droits des citoyens ». Elles ont dissous le gouvernement et les institutions et aboli la Constitution qu’avait fait adopter Alpha Condé en 2020 et dont il s’était servi pour briguer la même année un troisième mandat, malgré des mois de contestation meurtrière.