Etats-Unis : Un tueur en série brésilien identifié par la police américaine seize ans après sa mort

COLD CASE Roberto Fernandes, mort dans un accident d’avion en 2005, a tué trois femmes en Floride quelques années plus tôt

20 Minutes avec agences
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Des policiers américains sur la scène d'un crime (illustration).
Des policiers américains sur la scène d'un crime (illustration). — David Goldman/AP/SIPA

Le cold case remontait à une vingtaine d’années. La police américaine a annoncé mardi avoir résolu trois meurtres de jeunes femmes commis en Floride grâce à une longue enquête qui s’est conclue par l’exhumation d’un cadavre au Brésil. Roberto Fernandes, mort dans un accident d’avion en 2005, « était un tueur en série » et pourrait avoir fait davantage de victimes, selon un communiqué du shérif du comté de Broward.

En 2000, ses services avaient découvert, à quelques semaines d’écart, les cadavres de deux jeunes femmes battues à mort et abandonnées dans des sacs le long de routes.
Un an plus tard, une troisième victime, poignardée, avait été retrouvée flottant dans la baie de Miami. Les trois femmes souffraient de problèmes de drogues et se prostituaient.

En fuite au Brésil

Dans le dernier dossier, la police avait rapidement suspecté Roberto Fernandes, un Brésilien installé aux Etats-Unis à la fin des années 1990 après avoir été acquitté du meurtre de sa femme dans son pays. Mais quand elle avait voulu l’interroger, il s’était déjà envolé vers le Brésil, qui n’a pas d’accord d’extradition avec les Etats-Unis.

En 2011, des analyses ADN avaient permis de lier les trois meurtres. Des empreintes digitales avaient aussi renforcé les soupçons envers Roberto Fernandes. Des enquêteurs américains s’étaient alors rendus au Brésil pour le retrouver.

« On devait prouver qu’il était bien mort »

Les autorités leur avaient annoncé qu’il s’était écrasé six ans plus tôt en tenant de fuir au Paraguay après avoir été mis en cause dans un viol et menacé par la famille de son ex-femme. Les policiers américains avaient alors pensé qu’il avait peut-être mis en scène son accident. « On devait prouver qu’il était bien mort », a expliqué lors d’une conférence de presse l’agent Nikoli Trifonov.

Après des années de recherches et de discussions bilatérales, sa tombe a finalement été retrouvée au Brésil et ouverte. Des analyses ADN ont confirmé qu’il était bien décédé et qu’il était l’auteur des trois meurtres.