Pérou : Un accident d’autocar fait au moins 32 morts

DRAME En moins d’une semaine, trois accidents ont fait au moins 71 morts sur les routes et les voies navigables du pays

20 Minutes avec AFP
— 
Le drapeau du Pérou avec les armoiries du pays (illustration).
Le drapeau du Pérou avec les armoiries du pays (illustration). — Massimiliano Ferraro/Shutterstoc

Depuis une semaine, les dramatiques accidents s’enchaînent et endeuillent le Pérou. Au moins 32 personnes ont été tuées, dont deux enfants, et 22 autres blessées lorsqu’un autocar a plongé dans un ravin tôt mardi dans le centre du pays, ont annoncé les secours et la police.

Un premier bilan faisait état de 17 morts, rapidement porté à 26 puis à 29 décès. C’est le troisième accident faisant un nombre important de victimes ces derniers jours au Pérou. L’autocar transportait 63 passagers et avait quitté Huanuco, dans le Nord-Est, pour se rendre à Lima, la capitale.

La police met en cause la vitesse

« Malheureusement, nous avons dégagé 32 corps », a annoncé le commandant de la police César Cervantes, selon lequel « l’imprudence » est à l’origine de l’accident, le conducteur « roulait à grande vitesse ». Plus tôt, le major Freddy Loarte, qui dirige les secours, avait annoncé qu’une grue était attendue pour déplacer le bus et désincarcérer des victimes. Parmi elles figurent deux enfants de trois et six ans. Le chauffeur qui conduisait au moment de l’accident est décédé, le second chauffeur a été placé en garde à vue.

Dimanche, 22 personnes, selon un nouveau bilan diffusé également mardi, sont mortes et un nombre inconnu de personnes sont toujours portées disparues après la collision de deux bateaux sur une rivière de l’Amazonie péruvienne. Un des bateaux transportait plus de 80 personnes alors que sa jauge maximale était de 30 places. Deux jours plus tôt, un autocar avait plongé dans un ravin dans le sud-est du pays, tuant 17 personnes.

Les accidents de la circulation sont très fréquents au Pérou en raison des excès liés à la vitesse, du mauvais état des routes, de l’absence de signalisation et des faibles contrôles par les autorités.