Afghanistan : Le Conseil de l’Europe rappelle les « obligations » des Etats membres en matière d’accueil

CONFLIT « Les États membres devraient s’engager formellement à gérer l’arrivée de personnes fuyant la situation horrible en Afghanistan », a estimé la commissaire aux droits humains du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatovic

20 Minutes avec AFP
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Des soldats américains à laéroport de Kaboul, en Afghanistan, le 23 août 2021.
Des soldats américains à laéroport de Kaboul, en Afghanistan, le 23 août 2021. — EPN/Newscom/SIPA

Soulignant la « capacité individuelle et collective » des Etats à assurer leur protection, le Conseil de l’Europe a rappelé, ce lundi, à ses 47 Etats membres leurs « obligations » en matière d’accueil des personnes fuyant l’Afghanistan.

« Les États membres devraient s’engager formellement à gérer l’arrivée de personnes fuyant la situation horrible en Afghanistan, conformément à leurs obligations en matière de droits de l’homme », a estimé, dans une déclaration publique, la commissaire aux droits humains du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatovic.

Impératif moral et juridique

« L’arrivée d’Afghans réclamant leur protection peut constituer un défi, mais il doit être relevé conformément aux principes des droits humains en vigueur, et ne pas être saisi comme une opportunité d’éroder davantage le système de protection en Europe », a-t-elle ajouté. Dunja Mijatovic a demandé aux Etats de prendre trois mesures : accélérer et amplifier les préparatifs de l’arrivée de demandeurs d’asile ; s’assurer que la lutte contre l’immigration illégale ne se fasse pas au détriment des droits humains ; et mettre fin aux procédures de renvoi vers l’Afghanistan.

« Les Etats membres de Conseil de l’Europe, dont beaucoup ont été actifs en Afghanistan ces vingt dernières années, ont non seulement un impératif moral et juridique à accueillir les Afghans en quête de protection, mais ils ont aussi la capacité de le faire », a conclu Dunja Mijatovic. « Les décisions qui porteront atteinte aux droits de l’homme, loin d’être inévitables, seront donc le résultat d’un manque de courage politique ».