Afghanistan : L'opération d'évacuation britannique s'achève ce samedi

CONFLIT Selon un général britannique, il n’y a plus désormais que « très peu » d’appareils évacuant encore des civils d’Afghanistan via l’aéroport de Kaboul

20 Minutes avec AFP
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Des Talibans surveillent les alentours de l'aéroport de Kaboul, où des familles tentent de monter dans un avion à Kaboul.
Des Talibans surveillent les alentours de l'aéroport de Kaboul, où des familles tentent de monter dans un avion à Kaboul. — UPI/Newscom/SIPA

L’opération d’évacuation de civils réalisée par le Royaume-Uni en Afghanistan prendra fin ce samedi, a déclaré le chef des forces armées britanniques, le général Nick Carter, avant le retrait des militaires. « Nous arrivons à la fin de l’évacuation, qui interviendra dans le courant de la journée, et alors il sera bien sûr nécessaire de faire sortir nos troupes dans l’avion restant », a expliqué le général sur BBC Radio 4.

L’opération d’évacuation s’est déroulée « aussi bien que possible au vu des circonstances », a poursuivi le général Carter, « mais nous n’avons pas pu faire sortir tout le monde et c’est déchirant ». Selon le gradé n’y a plus désormais que « très peu » d’appareils évacuant encore des civils d’Afghanistan via l’aéroport de Kaboul, où sont massées des milliers de personnes dans l’espoir de quitter l’Afghanistan, tombé en août aux mains des talibans.

Plus de 14.500 personnes avaient été évacuées depuis le 13 août

Le ministère de la Défense a assuré, vendredi, que plus de 14.500 personnes avaient été évacuées depuis le 13 août, dont environ 8.000 Afghans éligibles au programme destiné au personnel afghan employé localement par le Royaume-Uni. Il a précisé que désormais seuls les candidats au départ dont les cas avaient déjà été traités seraient exfiltrés, après la fermeture du centre de traitement à l’hôtel Baron, près de l’aéroport.

« La capacité du Royaume-Uni à traiter d’autres cas est maintenant extrêmement réduite et les chiffres supplémentaires (concernant les civils évacués) seront limités », a-t-il ajouté, soulignant la nécessité de libérer de la place « pour faire sortir les diplomates restants et le personnel militaire ». Vendredi, le ministre de la Défense, Ben Wallace, avait estimé que jusqu’à 150 ressortissants britanniques et entre 800 et 1.100 Afghans éligibles ne pourraient être exfiltrés, suscitant l’indignation dans les rangs des conservateurs au pouvoir comme dans l’opposition.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a, de son côté, assuré qu’il remuerait « ciel et terre » pour continuer à faire sortir des gens d’Afghanistan après la date du 31 août prévue pour le retrait des soldats américains, à l’issue de vingt ans de guerre. Plusieurs pays ont déjà annoncé avoir mis fin aux évacuations, parmi lesquels la France.