Marc Ravalomanana ne démissionnera «jamais»

MADAGASCAR Le président malgache se dit néanmoins prêt à un «référendum» pour régler la crise...

Avec agence

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Le président malgache Marc Ravalomanana a affirmé dimanche qu'il ne démissionnerait "jamais" peu après avoir été acclamé par 5.000 de ses partisans rassemblés devant le palais présidentiel à Antananarivo.
Le président malgache Marc Ravalomanana a affirmé dimanche qu'il ne démissionnerait "jamais" peu après avoir été acclamé par 5.000 de ses partisans rassemblés devant le palais présidentiel à Antananarivo. — Walter Astrada AFP/Archives

Alors que l’opposition a affirmé samedi avoir pris le pouvoir, Marc Ravalomanana a affirmé ce dimanche qu'il ne démissionnerait «jamais» peu après avoir été acclamé par 5.000 de ses partisans rassemblés devant le palais présidentiel à Antananarivo.

Le président malgache se dit néanmoins prêt à un «référendum» pour régler la crise. L'Union africaine (UA) a de son côté convoqué son Conseil de paix et de sécurité pour une «réunion d'urgence» lundi consacrée à la crise à Madagascar, a appris ce dimanche l'AFP auprès de l'organisation continentale.

Les traits tirés et le sourire crispé

Escorté de plusieurs civils en armes, le chef de l'Etat, accompagné de son épouse, était sorti quelques minutes auparavant du palais présidentiel, situé à une douzaine de kilomètres du centre-ville, pour rencontrer ses partisans rassemblés depuis samedi devant l'enceinte du bâtiment et participer à un culte religieux.

Le poing levé devant la foule, les traits tirés et le sourire crispé, il s'est assis sur une estrade pour prier, sans s'adresser directement à ses partisans.

Dans le même temps, le chef de l'opposition, Andry Rajoelina, protégé par des miliaires, participait lui aussi à un culte religieux dans le centre d'Antananarivo, contrôlée par ses partisans, a constaté un journaliste de l'AFP.

Plus d’une centaine de morts

Samedi, l'opposant a proclamé qu'il «commandait» l'armée et qu'il «dirigeait» désormais le pays à la tête d'une «Haute autorité de transition» censée organiser des élections «libres et équitables» d'ici à deux ans. Andry Rajoelina avait donné un ultimatum de quatre heures au président pour démissionner.

Plus d'une centaine de personnes sont mortes dans ce conflit depuis le début de la crise le 26 janvier.