Afghanistan : La Belgique met fin à ses évacuations à Kaboul

RETRAIT Dans le cadre de l’opération « Red Kite », des avions militaires belges ont évacué entre vendredi et mardi soir quelque 1.100 personnes d’Afghanistan

20 Minutes avec AFP
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Des personnes évacuées d'Afghanistan par la Belgique arrive à l’aéroport militaire de Melsbroek le 24 août 2021.
Des personnes évacuées d'Afghanistan par la Belgique arrive à l’aéroport militaire de Melsbroek le 24 août 2021. — /SIPA

Pour les Belges, c’est la fin de l’opération « Red Kite ». Alors que la date butoir du 31 août approche marquant le retrait des troupes américaines qui sécurisent le site, la Belgique a annoncé mercredi soir avoir mis fin à ses opérations d’évacuations depuis l’aéroport de Kaboul. Le gouvernement fédéral a pris cette décision « au vu de l’évolution de la situation en Afghanistan », a indiqué sur Twitter le Premier ministre belge Alexander De Croo. Elle a en outre été prise « en accord avec les partenaires européens » de Bruxelles.

L’UE avait appelé mardi les Etats-Unis à sécuriser l’aéroport « aussi longtemps que nécessaire », au-delà du 31 août, afin de pouvoir exfiltrer davantage de personnes jugées en danger après la prise de pouvoir des talibans​. Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell avait en effet jugé samedi « impossible » d’évacuer tous les collaborateurs afghans des pouvoirs occidentaux et leurs familles avant cette date butoir. Mais Washington s’est refusé à toute extension.

Des évacuations via le Pakistan

Entre vendredi et mardi soir, des avions militaires belges ont évacué via Islamabad au Pakistan quelque 1.100 personnes depuis Kaboul, aussi bien des ressortissants européens que du personnel afghan en danger, ainsi que leurs familles. Cinq derniers vols entre Kaboul et Islamabad ont eu lieu ce mercredi, et depuis 21h30, « tout le personnel de l’opération "Red Kite" et les personnes évacuées sont rassemblées à Islamabad », a précisé Alexander De Croo.

Des avions transportant les personnes exfiltrées atterrissent depuis lundi matin à la base militaire de Melsbroek, près de Bruxelles. Parmi les passagers, se trouvent des Belges et des Afghans, mais aussi des ressortissants des Pays-Bas et du Danemark ou des réfugiés candidats à l’asile dans ces pays, ainsi qu’au Luxembourg.