Tanzanie : A Dar es-Salaam, une fusillade devant l’ambassade de France fait quatre morts

ATTAQUE Selon le chef des opérations de police, « il est trop tôt pour conclure qu’il s’agit de terrorisme »

20 Minutes avec AFP
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Des forces de sécurité juste après l'attaque devant l'ambassade de France, à Dar es Salam le 25 août 2021.
Des forces de sécurité juste après l'attaque devant l'ambassade de France, à Dar es Salam le 25 août 2021. — /AP/SIPA

L’insécurité règne à Dar es-Salaam, capitale économique de la Tanzanie. Trois policiers et un agent de sécurité privée y ont été tués mercredi dans une fusillade à proximité de l’ambassade de France, a annoncé un responsable de la police.

L’agresseur, dont les motivations sont pour l’instant inconnues, a été abattu par les forces de police devant le bâtiment de la représentation française. « Il est trop tôt pour conclure qu’il s’agit de terrorisme, nous enquêtons toujours sur les motivations », a déclaré le chef des opérations de police, Liberatus Sabas, ajoutant que six personnes ont également été blessées.

Abattu devant l’entrée de l’ambassade

L’organisme SITE, spécialisé notamment dans la surveillance de sites djihadistes, a rapporté dans la soirée qu’un média lié au groupe Etat islamique (EI) avait évoqué une « attaque sur l’ambassade de France » à Dar es-Salaam menée par un homme de nationalité somalienne. Aucune revendication n’a toutefois été formulée.

Les échanges de tirs ont eu lieu à la mi-journée sur Ali Hassan Mwinyi Road, avenue de Dar es-Salaam où se trouvent plusieurs ambassades et représentations étrangères. Des vidéos diffusées par un média local montrent un homme armé d’un fusil automatique, vêtu d’une chemisette à carreaux et portant un kufi (calotte de prière musulmane) blanc, marchant sur un trottoir, longeant notamment un bus et un tuk-tuk. On le voit ensuite être abattu alors qu’il se trouvait devant l’entrée de l’ambassade de France.

Demande d’une enquête approfondie

La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a exprimé ses condoléances pour les quatre décès et demandé une enquête approfondie. Le parti d’opposition Alliance pour le changement et la transparence a également appelé à des investigations minutieuses. « J’exhorte vivement l’Etat, et en particulier les services de sécurité, à enquêter pleinement sur ce qui s’est passé aujourd’hui et à en comprendre la cause. Nous devons savoir s’il s’agissait d’un événement isolé ou (s’il y a) des implications plus importantes pour la sécurité de notre nation », a déclaré le dirigeant du parti, Zitto Kabwe, sur Twitter. Le ministère français des Affaires étrangères n’a pour le moment fait aucun commentaire.