Gaza : Décès d'un Palestinien blessé par l'armée israélienne

TENSIONS Quarante autres personnes, dont un enfant de 13 ans, avaient également été blessées par des tirs israéliens lors d'une manifestation samedi dernier

20 Minutes avec AFP
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Un Palestinien ramasse les débris dans des ruines après les attaques entre Israël et Palestine à Gaza le 25 août 2021.
Un Palestinien ramasse les débris dans des ruines après les attaques entre Israël et Palestine à Gaza le 25 août 2021. — AFP

Un Palestinien a succombé mercredi à ses blessures provoquées cinq jours auparavant par des tirs de l’armée israélienne, lors d’affrontements le long de la barrière frontalière séparant la bande de Gaza du territoire israélien, ont indiqué les autorités dans l’enclave.

Ossama Khaled Daiah, 32 ans, originaire du camp de réfugiés de Jabalia (nord), est décédé à la suite de ses blessures, a indiqué dans un communiqué le ministère de la Santé du Hamas, mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza.

Blessé lors d’une manifestation samedi

Il avait été blessé samedi en marge de manifestations près de la barrière qui sépare Gaza, micro-territoire sous blocus israélien depuis près de 15 ans, du sol israélien. Quarante autres personnes, dont un enfant de 13 ans, avaient également été blessées par des tirs israéliens. Et un membre des forces de sécurité israéliennes, touché par des tirs provenant de l’enclave palestinienne, est toujours dans un état critique.

Un rassemblement prévu mercredi pour protester contre l’occupation israélienne

Plusieurs factions appellent à un nouveau rassemblement mercredi près de la barrière frontalière, en fin d’après-midi dans le secteur de Khan Younès (sud), pour protester contre le blocus imposé par l’Etat hébreu et l’occupation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Samedi, les manifestants répondaient à un appel du Hamas à marquer le 52e anniversaire de l’incendie à Jérusalem de la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam.

Pendant plus d’un an à partir de mars 2018, des rassemblements hebdomadaires avaient eu lieu près de la barrière frontalière pour réclamer la fin du blocus et « le droit au retour » des Palestiniens poussés à l’exil lors de la création d’Israël en 1948. Environ 350 Palestiniens avaient été tués par des tirs de soldats israéliens.

Des raids aériens

A la suite des affrontements de samedi, l’Etat hébreu a mené des raids aériens contre « quatre sites de fabrication d’armes et de stockage » du Hamas. D’autres frappes, qui n’ont pas fait de victime, ont eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, en représailles aux lancers de ballons incendiaires ayant causé des feux de brousse côté israélien.

Israël et le Hamas islamiste, deux ennemis, se sont livré une guerre éclair de 11 jours en mai, durant laquelle 260 Palestiniens ont été tués par des frappes israéliennes, parmi lesquels des combattants, selon les autorités locales. En Israël, les tirs de roquettes depuis Gaza ont fait treize morts, dont un soldat, d’après la police et l’armée.