L'Algérie rompt ses relations diplomatiques avec le Maroc

MAGRHEB Le Maroc a, de son côté, regretté une décision « complètement injustifiée mais attendue » alors que les tensions montent entre les deux pays

20 Minutes avec AFP
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Ramtane Lamamra, le ministre des Affaires étrangères algérien, lors d'une conférence de presse à Alger, le 24 août.
Ramtane Lamamra, le ministre des Affaires étrangères algérien, lors d'une conférence de presse à Alger, le 24 août. — AFP

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a annoncé mardi la rupture des relations diplomatiques avec le Maroc voisin, en raison « d’actions hostiles » du royaume à l’égard de l’Algérie.

Le ministre a expliqué les raisons de cette décision en affirmant que « l’histoire avait montré que le royaume du Maroc n’a jamais cessé de mener des actions hostiles à l’encontre de l’Algérie ». Il a en outre fait porter « aux dirigeants du royaume la responsabilité des crises répétées, qui se sont aggravées », un comportement qui « entraîne le conflit au lieu de l’intégration dans la région » du Maghreb.

Les regrets du Maroc

Dans un communiqué publié tard mardi, le ministère marocain des Affaires étrangères a regretté la décision « complètement injustifiée mais attendue » de l’Algérie, condamnant une « logique d’escalade » et rejetant « les prétextes fallacieux, voire absurdes, qui la sous-tendent ». Fin juillet, le roi Mohamed VI avait déploré les « tensions » avec l’Algérie, invitant le président algérien Abdelmadjid Tebboune « à faire prévaloir la sagesse » et « œuvrer à l’unisson au développement des rapports » entre les deux pays.

Mercredi dernier, le Haut Conseil de Sécurité algérien, présidé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait décidé de « revoir » les relations avec le Maroc, accusé d’être impliqué dans les incendies meurtriers qui ont ravagé le nord du pays.

« Les actes hostiles incessants perpétrés par le Maroc contre l’Algérie ont nécessité la révision des relations entre les deux pays et l’intensification des contrôles sécuritaires aux frontières ouest », selon un communiqué officiel algérien.