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ALERTE A LA BOMBEL’homme qui menaçait de faire exploser une bombe au Capitole s’est rendu

Etats-Unis : L'homme qui menaçait de faire exploser une bombe à côté du Capitole s'est rendu

ALERTE A LA BOMBEL’individu se trouvait à bord d’un camion, suspecté d’être rempli d’explosifs et garé près de la bibliothèque du Congrès
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qdsvq - Patrick Semansky/AP/SIPA / SIPA
M.F avec AFP

M.F avec AFP

L’individu qui menaçait de faire exploser une bombe aux abords du Capitole à Washington aux Etats-Unis « est sorti de son véhicule et s’est rendu », a déclaré le chef de la police du Capitole, Thomas Manger, en conférence de presse. Il a été placé « en détention sans incident », a-t-il précisé. En milieu de matinée, la police du Capitole avait annoncé qu’une « enquête pour une menace de bombe » était en cours, alors que les autorités intervenaient autour d’un camion possiblement rempli d’explosifs et garé « près de la bibliothèque du Congrès ».

« Le conducteur de la camionnette a dit à l’agent arrivé sur les lieux qu’il avait une bombe et il semblait, selon l’agent, qu’il y avait un détonateur dans la main de cet individu », avait déclaré Thomas Manger. « Nous ne savons pas quelles sont ses motivations à ce stade », avait-il précisé. Aucune bombe n’a finalement été retrouvée à bord du véhicule, mais « des matériaux qui peuvent permettre de fabriquer des bombes ont été récupérés » et l’enquête se poursuit, a écrit la police du Capitole dans un communiqué en fin d’après-midi.

« Il faut qu’ils fassent venir Joe Biden ici »

« Autour de 09h15 ce matin, un homme dans un pick-up noir a conduit sur le trottoir devant la bibliothèque du Congrès », a expliqué Thomas Manger en conférence de presse. Il s’agit d’un homme blanc au crâne rasé et barbu, identifié comme Floyd Ray Roseberry. Sur les réseaux sociaux ses messages « suggèrent qu’il fait partie du mouvement pro-Trump + MAGA + », acronyme de « Make America Great Again » (Rendre sa grandeur à l’Amérique), le slogan de l’ex-président Donald Trump, a souligné le groupe de surveillance des sites extrémistes SITE.

Dans la journée, ce dernier avait posté une vidéo sur Facebook en proférant des menaces. « Je ne bougerai pas d’ici », disait l’homme sur l’enregistrement. « Tirez-moi dessus », lançait-il en défiant du regard la caméra et en menaçant de détoner sa bombe. « J’essaye d’avoir Joe Biden au téléphone », « il faut qu’ils fassent venir Joe Biden ici ». « Vous savez ce que vous faites, les démocrates ? Vous tuez l’Amérique. Vous donnez aux gens l’envie de quitter l’Amérique. »

Plusieurs bâtiments alentour évacués

Le Congrès n’est pas en séance en cette semaine de vacances parlementaires, mais des employés et assistants parlementaires fréquentent l’enceinte du Capitole. Plusieurs bâtiments de bureaux de la Bibliothèque et du Congrès ont été évacués et dans d’autres, les personnes présentes ont reçu la consigne de rester éloignées des portes et fenêtres, selon des journalistes américains sur place. Le siège du parti républicain, qui se trouve à quelques centaines de mètres, a aussi été évacué, selon un journaliste du Washington Post qui cite une source anonyme. La police a de son côté appelé à éviter la zone autour de la bibliothèque du Congrès, qui se trouve face au Congrès, de l’autre côté d’une rue et d’un parc, juste à côté de la Cour suprême.

« Mon équipe et notre immeuble près du véhicule ont été évacués en sécurité », a tweeté un parlementaire démocrate de la Chambre des représentants, Raja Krishnamoorthi. La maire de Washington, Muriel Bowser, a indiqué avoir été informée sur cette « situation qui évolue » et annoncé que la police de la capitale fédérale coopérait avec les autres forces présentes. Le métro de Washington a annoncé que ses trains évitaient l’arrêt du Capitole (Capitol South) « à cause d’une enquête de police ».

Le Capitole de nouveau frappé par la peur

L’enceinte du Capitole est sous haute sécurité depuis l’assaut meurtrier mené le 6 janvier par des partisans de Donald Trump. Des centaines de manifestants pro-Trump avaient alors forcé l’entrée du Congrès pendant que les parlementaires étaient réunis à l’intérieur pour certifier la victoire du démocrate Joe Biden face au président républicain sortant.

Le 2 avril, un policier avait été tué et un autre blessé lorsqu’un jeune homme avait précipité sa voiture contre un barrage qui en protège l’entrée, avant d’être abattu.

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