Geronimo, l’alpaga qui a ému les Britanniques, n’échappera pas à la mort

ANIMAUX Une manifestation avait eu lieu la semaine dernière devant la demeure du Premier ministre Boris Johnson pour demander d’épargner l’animal

20 Minutes avec agences
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Un alpaga.
Un alpaga. — AFP

Geronimo n’échappera pas à son triste sort. La justice britannique a rejeté mercredi l’ultime recours d’une éleveuse pour sauver cet alpaga testé positif à la tuberculose bovine, condamnant ainsi à l’abattage ce camélidé dont le sort a déchaîné les passions au Royaume-Uni.

Lors de son importation depuis sa Nouvelle-Zélande natale il y a quatre ans, l’alpaga à la robe noire avait subi quatre tests cutanés qui s’étaient révélés négatifs à la tuberculose bovine. Mais au Royaume-Uni, il a ensuite subi deux tests sanguins et un test cutané qui se sont tous avérés positifs, conduisant les autorités à ordonner l’abattage de l'animal.



Une manifestation devant la demeure de Boris Johnson

Sa propriétaire, Helen Macdonald, demandait un nouveau test, dénonçant de faux positifs, ce qui lui avait été refusé début août par la Haute Cour de Londres. Saisie d’une demande urgente pour suspendre le mandat d’abattage de l’animal, la juge Mary Stacey a estimé mercredi qu’il n’existait « aucune chance » que sa propriétaire réussisse à faire rouvrir le dossier, condamnant ainsi l’alpaga.

« Compatissantes à la situation » de Helen Macdonald, les autorités sanitaires présentes au tribunal ont précisé que Geronimo ne serait pas abattu le soir même, laissant à sa propriétaire le soin de prendre ses dispositions.

Le sort de l’alpaga avait suscité l’émoi au Royaume-Uni, allant jusqu’à mobiliser la semaine dernière une manifestation devant la demeure du Premier ministre Boris Johnson pour demander de l’épargner. Plus de 130.000 personnes ont signé une pétition demandant de sauver Geronimo, qui a également reçu le soutien public de Stanley Johnson, le père du chef du gouvernement.