Afrique du Sud : Un vaste trafic de dents et de griffes de lions démantelé

ARRESTATION 4,2 kg de dents de lions, 680 grammes de griffes et plus de 60 kg « de produits animaux transformés » ont été saisis par la police

20 Minutes avec agences
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Le lion Saeed pris en photo le 26 février 2018 juste après avoir été relâché dans le "Lionsrock animal sanctuary", une réserve sud-africaine.
Le lion Saeed pris en photo le 26 février 2018 juste après avoir été relâché dans le "Lionsrock animal sanctuary", une réserve sud-africaine. — DANIEL BORN / FOUR PAWS / AFP

Un homme de nationalité vietnamiennea été arrêté en Afrique du Sud et une soixantaine de kilos de griffes, dents et autres matières issus de lions récupérés à l’issue de quatre mois d’enquête, a annoncé samedi le gouvernement. Le suspect a été arrêté jeudi pour « commerce illégal d’espèces sauvages et possession illégale d’une arme à feu » dans la province du Limpopo (nord), où sont situées de nombreuses réserves animalières, a précisé un porte-parole du ministère de l’Environnement.

Outre l’arrestation, la police a perquisitionné « une exploitation agricole appartenant à des Vietnamiens » près de la ville touristique de Bela-Bela dans le Limpopo, et « deux unités de stockage » dans la capitale Pretoria, précise un communiqué du ministère.

Une enquête menée par les « Scorpions verts »

Ils ont saisi 4,2 kg de dents de lions, 680 grammes de griffes de lions, et plus de 60 kg « de produits animaux transformés, probablement de la gélatine de lion », ainsi qu’une arme à feu illégale. Le principal suspect, inculpé pour « possession illégale d’une espèce menacée », a été présenté devant un tribunal régional vendredi. Mais l’affaire a été reportée au 20 août afin d’assurer la présence d’un traducteur, précise encore le ministère.

L’enquête qui a permis cette opération de police a été menée notamment par des « Scorpions verts », enquêteurs spécialisés de l’environnement au sein du ministère mais aussi des provinces, les parcs nationaux sud-africains et la police, avec des contributions d’experts issus « du secteur privé », salue le ministère.

Le trafic illégal de crocs et griffes de lions, comme parfois aussi leur peau ou leurs os, se perpétue en Afrique et vers l’Extrême-Orient, à des fins médicales surtout mais aussi décoratives.