Crise en Afghanistan : Biden assume... Macron exprime « l’extrême préoccupation de la France »...

LIVE Revivez les événements de lundi en Afghanistan

J.-L.D, M.F. et X.M, M.A
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Joe Biden affronte sa première grande crise géopolitique
Joe Biden affronte sa première grande crise géopolitique — MANDEL NGAN / AFP

L’ESSENTIEL

  • L’Afghanistan se trouvait lundi aux mains des talibans après l’effondrement des forces gouvernementales.
  • Le président Ashraf Ghani a fui à l’étranger et a reconnu la victoire du mouvement fondamentaliste islamiste au terme d’une guerre de près de 20 ans.
  • L’aéroport de Kaboul est pris d’assaut depuis dimanche par des ressortissants étrangers et des milliers d’Afghans désireux de quitter le pays après la prise de pouvoir des talibans.
  • « L’urgence absolue est de mettre en sécurité nos compatriotes » et « les Afghans qui ont travaillé pour la France », a déclaré Emmanuel Macron, ce lundi lors d’une allocution.
  • Le chef de l’Etat a réuni un conseil de défense, en visioconférence, ce lundi après-midi depuis le fort de Brégançon (Var), avec notamment les ministres des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et des Armées, Florence Parly.

A LIRE AUSSI

A VOIR

 

 

6h20 : Fin du Live

Il est temps de fermer ce Live. Mais 20 Minutes continue bien évidemment de vous informer sur la situation en Afghanistan avec, dans moins d’une demi-heure, un nouveau direct. En attendant vous pouvez lire un nouvel article, en cliquant par ici, sur l’enjeu des réserves monétaires afghanes. Bon début de journée

 

5h12 : Macron veut être clair

Après son discours, Emmanuel Macron ne veut pas que naisse la polémique. Sur twitter, le président a donc redit une nouvelle fois sa ligne :

 

4h17 : Le New York Times n’est pas tendre non plus avec le président américain. « Que l’on trouve cela juste ou injuste, l’histoire retiendra que Joe Biden est celui qui a présidé à la conclusion humiliante de l’expérience américaine en Afghanistan », a asséné lundi le quotidien

3h23 : La charge de Donald Trump

Alors que Joe Biden vit sa première crise internationale majeure, Donald Trump ne s’est pas fait prier pour critiquer son successeur à la Maison-Blanche. « Le sujet, ce n’est pas que nous quittions l’Afghanistan, c’est que nous partions avec une incompétence crasse », a-t-il estimé. Lorsqu’il était président, Donald Trump avait pourtant fixé un calendrier encore plus serré, puisqu’il avait fixé l’échéance du retrait au 1er mai 2021

3h02 : Biden ne regrette rien

Sans remords, ni regrets. Joe Biden justifie ses choix sur le dossier afghan par le fait de ne pas vouloir revivre la situation du Vietnam de sa jeunesse. Retour avec 20 Minutes sur les principales déclarations lundi soir du locataire de la Maison-Blanche :

 

2h46 : Soutien

Les talibans viennent de recevoir le premier message en leur faveur émis par une autorité religieuse d’un pays du Golfe. Sur Twitter Ahmad ben Hamad al-Khalili, mufti du sultanat d’Oman, plus haute autorité religieuse du pays, a en effet présenté ses félicitations au « peuple afghan musulman frère pour (…) sa victoire contre les envahisseurs »

2h14 : Jean-Luc Mélenchon appelle au « devoir de solidarité nationale »

Pour Jean-Luc Mélenchon, le temps des critiques n’est pas encore venu. « Tant que notre pays est dans l’action de rapatriement général, devoir de solidarité nationale. Le temps de la redéfinition de notre politique internationale est venu. L’élection de 2022 est ce moment », a tweeté le leader la France Insoumise

2h01 : Qui est responsable ?

Pour l’élu républicain Adam Kinzinger, militaire ayant servi en Afghanistan, sur la crise actuelle les présidents américains sont tous à mettre dans le même panier. Son tweet est en effet lapidaire : « Je blâme Trump pour avoir fait arriver ce moment, et Biden pour cette issue bâclée. Je ne choisis pas de camp, parce que les deux camps ont échoué. Voilà la vérité »

1h57 : Reprise du trafic aérien

L’aéroport de Kaboul est de nouveau en service. Selon le général américain Hank Taylor, depuis le Pentagone, le trafic aérien a repris

1h50 : Est-ce un signe qu’il ne compte pas en dire plus sur l’Afghanistan ? Joe Biden ne va en effet pas s’attarder à la Maison-Blanche. Maintenant que son discours est terminé, il repart à Camp David pour y poursuivre ses vacances

1h44 : Bonsoir à tous. Je reprends ce Live afin de vous permettre d'avoir, durant la nuit, les différentes réactions au discours de Joe Biden, mais aussi à celui d’Emmanuel Macron. Merci de nous suivre sur 20 Minutes

22:21 : L'allocution de Joe Biden est désormais terminée

22:20 : «Il est impossible de créer un état stable en Afghanistan par le biais de la force militaire.»

«Soyons clairs, nous avons fait de nombreuses erreurs pendant cette opération et je suis aujourd'hui le quatrième président américain qui la mène. Je refuse de léguer cette guerre à un prochain président. Je ne me détournerai pas de mes responsabilités.»

22:18 : «Nous avons été clairs avec les talibans : s'ils nous attaquent, notre réponse sera forte, nous défendrons notre population.»

«Nous voulons faire en sorte que les Américains et leurs alliés puissent être évacués le plus vite possible. Après vingt ans de bains de sang, nous allons mettre fin à cette opération militaire.»

22:15 : «Dans les jours à venir, nous allons exfiltrer les milliers de personnes qui travaillent en Afghanistan et nous allons permettre le départ de nos opérateurs alliés réfugiés.»

«L'armée américaine va permettre à encore plus d'Afghans d'accéder à un programme de protection spécial avec des visas particuliers.»

22:12 : «Je ne répèterai pas les erreurs du passé.» 

«Rester indéfiniment impliqué dans un conflit qui n'est pas du ressort des Etats-Unis. Nous ne pouvons pas nous permettre de répéter cela.»

22:08 : « Je défends donc ma décision.»

«Vingt ans plus tard, je tire les leçons de cette expérience. Il n'y avait pas de bons moments pour ce retrait. J'ai toujours promis au peuple américain d'avancer. »

22:05 : « Lorsque j'ai pris mes fonctions, j'ai hérité d'un accord que Trump avait négocié avec les talibans. Il avait décidé que les forces américaines se retirent en mai 2021. »

«Pendant son mandat, le nombre de militaires américains a été réduit au nombre de 2500. Les talibans ont gagné en pouvoir. J'ai dû faire un choix. Nous devions soit continuer et retirer nos troupes ou bien risquer d'exacerber ce conflit pendant plusieurs décennies encore. »

22:00 : « Nous avons considérablement affecté Al Qaida, nous n'avons pas abandonné la traque d'Oussama Ben Laden et nous l'avons trouvé.»

«Il ne s'agissait pas de créer une démocratie, l'idée était d'empêcher une attaque aux Etats-Unis. »

21h45 : Le président Joe Biden va s'adresser aux Américains depuis la Maison Blanche 

Joe Biden doit prendre la parole pour s'adresser aux Américains (21h45 heure française), ce lundi soir, pour une allocution télévisée au cours de laquelle il évoquera la crise en Afghanistan et la prise de pouvoir éclair des talibans. 

20h45 : Le Conseil de sécurité appelle à la fin des violences et à combattre le terrorisme

Le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé lundi à la fin des violences en Afghanistan et a mis en garde les talibans, de retour au pouvoir, contre toute volonté de faire du pays une base pour de futures attaques terroristes.

Dans une déclaration conjointe à l’issue d’une réunion lundi, le Conseil de sécurité appelle « à la fin immédiate de toutes les hostilités et à la mise en place, par le biais de négociations élargies, d’un nouveau gouvernement uni et représentatif, incluant notamment la participation pleine, entière et significative des femmes ».

20h28 : Ce qu'il faut retenir de la prise de parole d'Emmanuel Macron 

Si vous n'avez pas suivi l'allocution du chef de l'Etat, on vous a concocté un petit récap. C'est à lire juste ici. 

20h20 : L’allocution du chef de l’Etat est désormais terminée

20h15 : Des « défis terribles et immenses » ces prochains mois pour les Afghans

« Les défis auxquels les Afghanes et les Afghans seront confrontés dans les prochaines semaines et les prochains mois sont terribles et immenses », a poursuivi le chef de l’Etat.

« Le peuple afghan a le droit de vivre dans la sécurité et le respect de chacun. Les femmes afghanes ont le droit de vivre dans la liberté et la dignité. Le destin de l’Afghanistan est entre ses mains mais nous resterons fraternellement aux côtés des Afghans et des Afghanes. »

20h14 : « Nous porterons donc, en lien avec la République fédérale d’Allemagne et d’autres Européens, une initiative pour construire sans attendre une réponse robuste, coordonnée et unie qui passera par la lutte contre les flux irréguliers, la solidarité dans l’effort, l’harmonisation des critères de protection, et la mise en place de coopérations avec les pays de transit. »

20h12 : Emmanuel Macron s’inquiète d’un afflux de migrants

« La déstabilisation de l’Afghanistan risque également d’entraîner des flux migratoires irréguliers vers l’Europe. La France fait et continuera de faire son devoir pour protéger celles et ceux qui sont les plus menacés », explique le chef de l’Etat.

20h11 : « L’Afghanistan ne doit pas redevenir le sanctuaire du terrorisme qu’il a été »

« C’est un enjeu pour la paix et la stabilité internationale, contre un ennemi commun, le terrorisme et ceux qui le soutiennent. »

20h10 : Emmanuel Macron annonce une «initiative» avec les Européens pour «protéger contre des flux migratoires importants»​

« Au-delà de l’urgence, j’entends prendre au nom de la France plusieurs initiatives en lien étroit avec les autres Etats européens et nos alliés », annonce Emmanuel Macron. « Notre action visera d’abord à continuer de lutter activement contre le terrorisme islamiste sous toutes ses formes », ajoute-t-il.

20h08 : La France doit « protéger » les Afghans qui l’ont aidée, près 800 personnes rapatriées

« L’urgence absolue est de mettre en sécurité nos compatriotes, qui doivent tous quitter le pays, ainsi que les Afghans qui ont travaillé pour la France », a déclaré le chef de l’Etat. « C’est notre devoir et notre dignité de protéger ceux qui nous aident : interprètes, chauffeurs, cuisiniers et tant d’autres. Près de 800 personnes sont d’ores et déjà sur le sol français », a-t-il ajouté.

20h06 : 90 soldats français morts en Afghanistan

Faisant le bilan de l’intervention française en Afghanistan, Emmanuel Macron a précisé que 90 soldats étaient morts en intervention. « Nous n’oublierons pas nos soldats. Nous n’oublierons pas nos morts, 90 au total. » « En Afghanistan, notre combat était juste et c’est l’honneur de la France de nous y être engagés. La France n’y a jamais eu qu’un ennemi : le terrorisme », a-t-il justifié.

20h05 : Emmanuel Macron rappelle que la France « a été, pendant treize ans, engagée militairement en Afghanistan, de 2001 à 2014 »

20h04 : « Après une guerre de vingt années, après la décision de retrait des troupes américaines prise successivement par le président Trump et le président Biden, Kaboul, la capitale de l’Afghanistan, est tombée en quelques heures, sans résistance, aux mains des talibans. »

20h02 : « A quelques milliers de kilomètres d’ici un tournant historique est à l’œuvre, en Afghanistan, loin de nos frontières, mais avec des conséquences majeures pour l’ensemble de la communauté internationale, pour l’Europe, et pour la France », débute Emmanuel Macron 

20h : Emmanuel Macron débute son allocution 

19h53 : Emmanuel Macron devrait prendre la parole d’ici quelques minutes

Le chef de l’Etat doit prendre la parole, ce lundi soir, pour une allocution télévisée d’une dizaine de minutes au cours de laquelle il devrait exprimer « l’extrême préoccupation » de Paris face au retour des talibans, affirmer que la France est « aux côtés des Afghans » et rappeler « les valeurs universelles » qu’elle défend pour « faire front à l’obscurantisme » des fondamentalistes islamistes, selon son entourage. On suivra évidemment sa prise de parole ensemble

19h35 : L’intervention en Afghanistan n’est « pas aussi fructueuse » qu’espéré, reconnaît Angela Merkel

L’intervention occidentale en Afghanistan n’a pas été aussi « fructueuse » qu’espéré, malgré les coups portés depuis 2001 à l’organisation Al-Qaïda, a jugé lundi la chancelière allemande Angela Merkel.

« Il est désormais acquis qu’Al-Qaïda ne peut plus mener d’attaques contre les Etats-Unis depuis l’Afghanistan, comme ils l’ont fait le 11 septembre 2001, mais tout ce qui a suivi n’a pas été aussi fructueux et n’a pas été réalisé comme nous l’avions prévu », a déploré la dirigeante allemande lors d’une conférence de presse à Berlin.

19h19 : Joe Biden de retour à Washington avant son allocution très attendue

Joe Biden est descendu de l'hélicoptère qui le ramenait de la résidence de Camp David et a adressé un signe de la main aux journalistes qui l'attendaient sur la base de Fort McNair, avant de prendre la direction de la Maison Blanche d'où il doit s'exprimer à 19h45 GMT.

19h : Londres compte demander « des comptes » aux talibans

Le chef de la diplomatie britannique, Dominic Raab, a averti lundi que le gouvernement « demandera des comptes » aux talibans après leur retour au pouvoir en Afghanistan dont la rapidité a « surpris ».

« Tout le monde, je crois, a été surpris de la rapidité avec laquelle les talibans ont pris le pouvoir en Afghanistan », a reconnu le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, interrogé à la télévision, concédant qu’il fallait en tirer une « leçon ». « Nous disons clairement, avec nos partenaires, qu’avec tous les moyens à notre disposition, nous demanderons des comptes aux Talibans », a averti Dominic Raab.

18h54 : Boris Johnson appelle à organiser une rencontre virtuelle des dirigeants du G7

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a appelé lundi à organiser une rencontre virtuelle des dirigeants du G7 « dans les prochains » jours pour discuter de la situation en Afghanistan où les talibans ont repris le pouvoir.

Boris Johnson s’est entretenu lundi avec le président français Emmanuel Macron et a « souligné la nécessité pour la communauté internationale de se rassembler et d’adopter une approche unifiée sur l’Afghanistan, à la fois en termes de reconnaissance de tout futur gouvernement et en œuvrant à empêcher une crise humanitaire », a déclaré Downing Street. Le dirigeant conservateur « a fait part de son intention d’organiser une réunion virtuelle des dirigeants du G7 sur l’Afghanistan dans les prochains jours dans ce but ».

18h46 : Le gouvernement afghan « manquait de leadership », estime le Pentagone

Le gouvernement afghan s’est effondré car il « manquait de leadership », a déclaré lundi le porte-parole du Pentagone, John Kirby. « On peut financer, on peut former, on peut conseiller, on peut assister », a déclaré John Kirby au cours d’un point de presse. « On ne peut pas acheter la force de caractère, on ne peut pas acquérir du leadership, et le leadership manquait ».

18h25 : L’Ouzbékistan dit avoir « forcé à atterrir » 46 avions et hélicoptères afghans ayant traversé la frontière

L’Ouzbékistan a fait atterrir « de force » 22 avions et 24 hélicoptères militaires afghans ayant traversé la frontière avec 585 soldats à leur bord samedi et dimanche, au moment où les talibans prenaient le contrôle de l’Afghanistan, a déclaré lundi le procureur général ouzbek.

Ces appareils ont « traversé illégalement l’espace aérien de la République d’Ouzbékistan » et ont été contraints de se poser à l’aéroport international de Termez, dans le sud, a précisé le procureur dans un message sur sa chaîne Telegram.

18h10 : Le Hamas palestinien félicite les talibans de retour au pouvoir en Afghanistan

Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a félicité lundi les talibans pour leur « victoire », après la reprise du pouvoir par les insurgés en Afghanistan.

Considéré comme « terroriste » par des pays occidentaux et Israël, le groupe armé palestinien « félicite le mouvement des talibans et ses courageux dirigeants pour cette victoire, qui est l’aboutissement de son long combat durant ces 20 dernières années », a-t-il indiqué dans un communiqué Pour le Hamas, la « victoire » des talibans montre que « la résistance des peuples, en tête desquels le peuple palestinien en lutte, est destinée à la victoire ».

18h05 : La communauté internationale « a mal évalué » la situation, selon Berlin

La communauté internationale a « mal évalué » la situation en Afghanistan, où les talibans se sont très rapidement emparés du pouvoir à la suite du retrait des troupes étrangères, a estimé lundi le chef de la diplomatie allemande. « Il n’y a rien à dire de plus. Nous tous, le gouvernement, les services de renseignement, la communauté internationale, nous avons mal évalué » la situation en Afghanistan, a dit Heiko Maas tandis que les images du chaos à l’aéroport de Kaboul où des milliers de personnes tentent de fuir le pays ont sidéré le monde.

« Après le retrait des troupes, nous n’étions certainement pas en mesure d’évaluer que les forces armées afghanes n’étaient pas prêtes à affronter les talibans », a précisé le ministre lors d’une courte déclaration. « C’était une erreur d’appréciation de notre part à tous et nous en parlerons certainement », a-t-il encore dit, voulant « tirer des leçons et des conséquences » de toute cette affaire.

18h : Le chef des forces américaines à Kaboul a demandé aux talibans de ne pas intervenir à l’aéroport

Le chef des forces américaines à Kaboul, le général Kenneth McKenzie, a demandé aux talibans de ne pas entraver les opérations d’évacuation à l’aéroport de la capitale afghane, qui ont provoqué des scènes de panique, au cours desquelles au moins 2 personnes ont été tuées. Le général McKenzie, à la tête du commandement central de l’armée américaine, a rencontré des dirigeants talibans dimanche à Doha, selon un responsable du Pentagone qui a refusé de donner plus de détails sur d’éventuels engagements obtenus des talibans.

Les Etats-Unis ont déployé quelque 6.000 soldats pour sécuriser l’évacuation de dizaines de milliers d’Américains et d’Afghans ayant aidé les Etats-Unis et craignant désormais pour leur vie, et assurer la sécurité de l’aéroport de Kaboul. Mais le tarmac était pris d’assaut lundi par des milliers de personnes qui ont afflué vers l’aéroport depuis l’effondrement du gouvernement afghan ayant laissé le pays aux mains des insurgés.

17h45 : Tous les vols civils et militaires suspendus à l’aéroport de Kaboul, annonce le Pentagone

Tous les vols civils et militaires ont été suspendus à l’aéroport de Kaboul en raison de l’irruption sur le tarmac d’une foule d’Afghans tentant désespérément de quitter le pays après le retour des talibans, a dit lundi le porte-parole du Pentagone.

« Les forces militaires américaines sont sur place et travaillent avec d’autres militaires, turcs et internationaux, pour disperser les gens. Nous ne savons pas combien de temps cela va prendre », a affirmé John Kirby.

17h20 : La Turquie rapatrie plus de 300 ressortissants d’Afghanistan

La Turquie a rapatrié lundi plus de 300 de ses ressortissants par avion depuis l’Afghanistan après le retour au pouvoir des talibans, en dépit du chaos qui régnait à l’aéroport de Kaboul.

Un avion de la compagnie Turkish Airlines, qui avait été spécialement affrété pour ramener les Turcs voulant quitter l’Afghanistan, a atterri à Istanbul vers 14h00 GMT avec 324 passagers, a rapporté l’agence de presse étatique Anadolu.

17h10 : Joe Biden s’exprimera ce lundi à 21h45 heure de Paris

Joe Biden doit s’adresser aux Américains au sujet de l’Afghanistan à 19h45 GMT (21h45, heure française), depuis la Maison Blanche, a annoncé lundi la présidence dans un communiqué.

Le président américain, silencieux depuis plusieurs jours face à la prise de contrôle du pays par les talibans et à l’évacuation chaotique des Américains encore présents en Afghanistan, écourte pour ce faire son séjour à Camp David, lieu de villégiature des présidents américains.

17h05 : Réunion d’urgence de l’Otan demain

Les ambassadeurs des pays de l’Otan tiendront mardi une réunion d’urgence pour discuter de la situation en Afghanistan, a indiqué un responsable de l’Alliance. Le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg donnera ensuite une conférence de presse, à 15h, sa première apparition devant les médias depuis juin.
Jens Stoltenberg avait déclaré dimanche que l’Otan contribuait à sécuriser l’aéroport de Kaboul « pour faciliter et coordonner l’évacuation » des ressortissants occidentaux face à l’avancée des talibans. Mais l’aéroport de la capitale afghane était lundi le théâtre de scènes de chaos total, avec un tarmac envahi par des milliers d’Afghans cherchant désespérément à prendre un vol pour fuir le pays.
La prise de pouvoir des talibans intervient alors que les Etats-Unis et l’Otan ont entamé début mai le retrait de leurs 9.500 soldats, dont 2.500 militaires américains, encore présents en Afghanistan. Armin Laschet, dirigeant du parti conservateur allemand d’Angela Merkel et candidat à sa succession à la chancellerie, a qualifié lundi le retrait des troupes occidentales de « plus grosse débâcle […] de l’Otan depuis sa création » en 1949.

16h55 : Début de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU

Pour le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, « la communauté internationale doit s’unir pour s’assurer que l’Afghanistan ne soit jamais à nouveau utilisé comme une plateforme ou un refuge pour des organisations terroristes ». Le secrétaire général de l’ONU a également appelé la communauté internationale « pour garantir que les droits humains fondamentaux soient respectés » en Afghanistan. Il a aussi encouragé « les talibans et toutes les parties à respecter et à protéger le droit humanitaire international et les droits et libertés de toutes les personnes », se disant « particulièrement inquiet à cause de récits de violations croissantes des droits humains à l’encontre des femmes et des jeunes filles afghanes ».
« Nous recevons des informations effrayantes faisant état de violations graves des droits humains dans tout le pays », a ajouté le secrétaire général depuis le siège de l’ONU à New York. « Les prochains jours seront cruciaux », a-t-il ajouté. « Le monde nous regarde. Nous ne devons ni ne pouvons abandonner la population en Afghanistan », a-t-il déclaré.

16h50 : Le chef des forces américaines à Kaboul a rencontré les talibans à Doha

Autre annonce du responsable du Pentagone – surnom du ministère de la Défense aux Etats-Unis – ce lundi après-midi.

16h40 : Deux hommes armés tués par des soldats américains à l'aéroport de Kaboul

C'est ce qu'a annoncé un responsable du Pentagone ce lundi. L’armée américaine sécurise depuis ce matin l’aéroport de Kaboul, où a été regroupé le personnel de son ambassade dans l’attente d’être évacué. Les Américains ont envoyé 6.000 militaires pour évacuer quelque 30.000 diplomates américains et civils afghans ayant coopéré avec les États-Unis.

16h30 : Pour la diplomatie russe, les talibans assurent « l’ordre public » et l’Afghanistan « se stabilise »

Comme le Chine, la diplomatie russe a adopté une position conciliante à l’égard des talibans, comme l’illustre la déclaration du ministère des Affaires étrangères cet après-midi.  « La situation à Kaboul et en Afghanistan se stabilise. Les talibans procèdent au rétablissement de l’ordre public et ont confirmé des garanties de sécurité pour les civils locaux et les mission diplomatiques. » Les doutes restent permis.

15h50 : Les réserves de la Banque centrale afghane détenues aux Etats-Unis ne sont plus accessibles aux Talibans

Les talibans n’auront pas accès aux réserves monétaires de la Banque centrale que détient le gouvernement afghan aux Etats-Unis, a assuré lundi matin un responsable de l’administration Biden.

La grande majorité des réserves monétaires de la Banque centrale afghane ne sont pas détenues en Afghanistan, a par ailleurs précisé à l’AFP une source proche du dossier, sans toutefois préciser quelle part est détenue aux Etats-Unis.

Les réserves brutes de la Banque centrale afghane s’élevaient à 9,4 milliards de dollars fin avril, selon le Fonds monétaire international (FMI).

14h45 : Des relations toujours fortes mais plus discrètes entre talibans et Al-Qaïda

Les talibans avaient été chassés de Kaboul il y a 20 ans pour avoir laissé Al-Qaïda préparer les attentats du 11-septembre. Désormais, ils devraient opter pour une plus grande prudence, même si leurs liens avec la centrale jihadiste restent du domaine de l'intime.

Dans leurs négociations avec les Américains, les nouveaux patrons de l'Afghanistan avaient promis de ne pas protéger les combattants d'Al-Qaïda, fondé par Oussama ben Laden et responsable du plus grand attentat jamais commis contre une puissance occidentale.

14h30 : Le retrait d’Afghanistan, la « plus grosse débâcle de l’Otan depuis sa création », dit le parti de Merkel

Le dirigeant du parti conservateur allemand d’Angela Merkel et candidat à sa succession à la chancellerie, Armin Laschet, a qualifié lundi le retrait d’Afghanistan des troupes occidentales de « plus grosse débâcle (…) de l’Otan depuis sa création ».

14h15 : Joe Biden va s’exprimer « bientôt », selon l’un de ses principaux conseillers

Joe Biden, qui se trouve à Camp David, lieu de villégiature des présidents américains, va s’exprimer « bientôt » sur l’Afghanistan, a déclaré lundi son conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan.

Les Américains « peuvent s’attendre à avoir bientôt des nouvelles du président. Il est en ce moment même en contact actif avec son équipe de sécurité nationale. Il travaille dur pour gérer cette situation », a dit Jake Sullivan, interrogé sur la chaîne de télévision ABC.

14h05 : Un avion militaire afghan s’est écrasé en Ouzbékistan, annonce le ministère

« L’avion militaire a traversé illégalement la frontière de l’Ouzbékistan. Une enquête est en cours » sur l’incident, a déclaré le porte-parole du ministère de la défense afghan, Bakhrom Zoulfikarov, confirmant les informations de médias ouzbeks faisant état du crash la veille dans la province de Sourkhondario (sud), frontalière de l’Afghanistan.

13h41 : Le retour des talibans « m’a glacé le sang », témoigne un soldat français

« Ça m’a glacé le sang. Voir les talibans dans Kaboul, pour les copains qui sont tombés, ça fait mal », a confié à l’AFP un ancien soldat français, dont le régiment a payé un lourd tribut en Afghanistan.

Antoine Daoust a servi 15 ans dans l’armée française, notamment au sein du 8e RPIMa de Castres. Il était basé dans la vallée de la Kapisa toute proche, quand ses frères d’armes et de régiment sont morts dans une embuscade à Uzbeen en 2008. Sur les 10 soldats français tués, huit faisaient partie du 8eRPIMa. « Le fait de voir les talibans reprendre le terrain, j’en avais les larmes aux yeux », dit-il avant de marquer une pause, la voix étranglée par l’émotion.

« Toutes ces images remontent, ces moments tragiques, on était dévastés, assommés, frustrés de n’avoir rien pu faire », se souvient Antoine Daoust. Désormais, poursuit-il, « je suis inquiet pour les Afghans qui ont travaillé avec nous, on peut redouter une chasse à l’homme dans les jours qui viennent, ils œuvraient pour nous aider à mettre fin au règne taliban. Les talibans savent qui a collaboré avec les armées étrangères ».

13h20 : Le retrait d’Afghanistan est une décision de « politique intérieure » américaine, estime Angela Merkel

Angela Merkel a qualifié lundi d'« amère » la situation en Afghanistan et jugé que la décision du retrait des troupes occidentales avait été prise par les Etats-Unis, entre autres, « pour des raisons de politique intérieure ».

« Il y a eu un effet domino après le retrait des troupes », a déclaré la chancelière allemande au cours d’une réunion à huis clos devant les cadres de son parti, l’Union démocrate-chrétienne allemande (CDU). Elle a ajouté que la responsabilité du retrait militaire occidental revenait aux Etats-Unis, ont poursuivi ces sources. « Nous avons toujours dit que nous resterions aussi si les Américains restaient », a-t-elle souligné.

13h05 : Le retrait de l’Otan, « une erreur », selon l’ancien chef de la diplomatie allemande

L’ancien ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer a jugé lundi que le retrait des troupes de l’Otan d’Afghanistan « sans négociation » préalable avait été « une erreur », laissant le champ libre aux talibans.

« Je pense que la décision d’un retrait précipité sans négociation était une erreur », a martelé celui qui était le chef de la diplomatie lors du déploiement des troupes de l’Otan en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. « Après le 11 septembre, ne l’oublions pas, nous avions le devoir de combattre le terrorisme islamiste », a défendu l’ancien responsable des Verts, retiré depuis plus de 15 ans de la vie politique.

12h50 : Les compagnies aériennes doivent éviter l’espace aérien afghan

L’espace aérien afghan est laissé aux militaires et tous les vols civils sont invités à l’éviter, a annoncé ce lundi l’Autorité afghane de l’aviation civile (ACAA).

Dans une Notam («notice to airmen » ou message aux navigants aériens), l’ACAA « conseille aux avions en transit de se dérouter ». « Tout transit dans l’espace aérien de Kaboul sera non contrôlé », ajoute-t-elle.

12h30 : Le fils du commandant Massoud appelle à la résistance

Ahmad Massoud, fils du commandant Ahmed Shah Massoud assassiné en 2001 par Al-Qaïda, a appelé lundi ses compatriotes à le rejoindre pour résister aux talibans qui sont en train de prendre le pouvoir en Afghanistan, tout en pressant les « amis de la liberté » étrangers d’aider son pays.

Le fils du héros de la résistance antisoviétique qui lutta ensuite contre les talibans, affirme vouloir faire « sien » le combat de son père pour la liberté, alors que « la tyrannie triomphe en Afghanistan ».

12h20 : La « défaite » des Américains doit se transformer en « opportunité de paix », pour l’Iran

Le président iranien Ebrahim Raïssi a estimé lundi que «la défaite» des Etats-Unis en Afghanistan, où les talibans ont repris le pouvoir, devait se transformer en une «opportunité de paix» dans ce pays voisin de la République islamique d'Iran.

«La défaite militaire et le départ des Etats-Unis d'Afghanistan doit se transformer en opportunité pour établir la sécurité et une paix durable dans ce pays», a déclaré le président Raïssi, affirmant que Téhéran «tenait aux relations de bon voisinage avec l'Afghanistan», selon un communiqué officiel publié sur le site de la présidence.  

12h00 : Réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE ce mardi

Les ministres européens des Affaires étrangères tiendront mardi une réunion par visioconférence pour discuter de la situation en Afghanistan, où les Etats occidentaux tentent d’accélérer leurs opérations d’évacuation, a indiqué Josep Borrell, chef de la diplomatie de l’UE.

11h30 : Trois Suisses évacués de Kaboul, une quarantaine d’Afghans en attente

Trois expatriés suisses ont été évacués de Kaboul tombée aux mains des talibans et des efforts sont en cours pour faire sortir du pays une quarantaine de leurs collègues afghans et leurs familles, a indiqué lundi le ministre suisse des Affaires étrangères.

« Nous avons pu faire sortir du pays nos trois employés du bureau de la DDC (Direction du développement et de la coopération) à Kaboul avec l’aide de nos partenaires », a déclaré Ignazio Cassis dans un tweet. « Ils sont en route pour la Suisse ».

11h10 : Lufthansa suspend le survol du pays « jusqu’à nouvel ordre »

Lufthansa, premier groupe aérien européen, a suspendu lundi « jusqu’à nouvel ordre », le survol de l’Afghanistan, où les talibans ont repris le pouvoir et les ressortissants étrangers tentent en catastrophe de quitter le pays.

« Toutes les compagnies aériennes du groupe suspendent les survols de l’Afghanistan jusqu’à nouvel ordre », a indiqué Lufthansa, qui détient également les compagnies Swiss, Austrian Airlines, Brussel Airlines et Eurowings, dans un communiqué transmis à l’AFP.

10h45 : La Chine souhaite des « relations amicales » avec les talibans

La Chine, qui partage 76 kilomètres de frontière avec l’Afghanistan, a indiqué lundi qu’elle souhaitait des « relations amicales » avec les talibans, au lendemain de la prise de Kaboul par les insurgés.

Pékin « respecte le droit du peuple afghan à décider de son propre destin et de son avenir », a affirmé devant la presse une porte-parole de la diplomatie chinoise, Hua Chunying.

10h30 : Un « échec de la communauté internationale », pour Londres

Le ministre britannique de la Défense Ben Wallace a qualifié ce lundi le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan comme un « échec de la communauté internationale » et averti que ce n’était « pas le moment » de reconnaître les talibans comme gouvernement officiel du pays.

« C’est un échec de la communauté internationale, qui n’a pas compris qu’on ne règle pas les choses du jour au lendemain », a déclaré sur la BBC le ministre, qui avait déjà critiqué ouvertement la semaine dernière la décision américaine de se retirer.

9h45 : La Russie décidera de reconnaître ou non les talibans en fonction « de leurs agissements »

L’ambassadeur de Russie à Kaboul va rencontrer les talibans mardi, a annoncé lundi l’émissaire du Kremlin pour l’Afghanistan, Zamir Kaboulov, précisant que Moscou allait décider de reconnaître ou non le nouveau pouvoir afghan en fonction de ses « agissements ».

« L’ambassadeur russe (Dmitri Jirnov) est en contact avec les talibans, demain, il va rencontrer leur coordinateur pour la sécurité », a indiqué Zamir Kaboulov à la radio Echo de Moscou. « La reconnaissance ou non va dépendre des agissements du nouveau régime », a-t-il ajouté.

9h40 : L’Allemagne veut déployer des soldats en Afghanistan

L’Allemagne veut déployer des soldats en Afghanistan pour évacuer les derniers Allemands ainsi que des Afghans menacés dans le pays reconquis par les talibans après le départ des troupes de l’Otan, selon plusieurs sources parlementaires.

Angela Merkel va demander un mandat aux députés pour déployer jusqu’à « plusieurs centaines de soldats » de la Bundeswehr pour cette évacuation, selon un briefing de la chancelière devant les responsables de son groupe parlementaire.

9h20 : Diplomates et autres étrangers rassemblés à l’aéroport de Kaboul pour évacuation

L’évacuation des diplomates et d’autres ressortissants étrangers a été organisée à un rythme effréné à Kaboul, tombée aux mains des talibans après une offensive militaire éclair qui a balayé les forces armées afghanes.

Les citoyens afghans et étrangers voulant fuir l’Afghanistan « doivent être autorisés à le faire », ont plaidé les Etats-Unis et 65 autres pays dans un communiqué commun, avertissant les talibans qu’ils devaient faire preuve de « responsabilité » en la matière.

L’Union européenne avait auparavant souligné que l’arrivée des talibans à Kaboul avait « rendu encore plus urgente la protection » contre de possibles représailles à l’égard de son personnel afghan, qu’elle essaye de mettre en sécurité.

L’armée américaine a « sécurisé » ce lundi l’aéroport de Kaboul, où a été regroupé le personnel de son ambassade dans l’attente d’être évacué après la prise de la capitale par les talibans, a annoncé le département d’Etat.

9h15 : Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir ce lundi pour débattre de la situation en Afghanistan.

08h48 : « Nous avons peur »

A l’aéroport de Kaboul, seule porte de sortie du pays où une marée humaine s’est précipitée pour tenter de fuir le nouveau régime que le mouvement islamiste radical, les Afghans témoignent. « Nous avons peur de vivre dans cette ville et nous tentons de fuir Kaboul », a raconté depuis l’aéroport Ahmad, 25 ans, utilisant un faux nom.

« J’ai lu sur Facebook que le Canada accepte des demandeurs d’asile d’Afghanistan. J’espère que je serai l’un d’eux. Comme j’ai servi dans l’armée, j’ai perdu mon boulot, et c’est dangereux pour moi de vivre ici car les talibans me cibleront, c’est sûr », a-t-il expliqué.

 

08h36 : Les vols commerciaux annulés à l’aéroport de Kaboul

« Il n’y aura pas de vols commerciaux au départ de l’aéroport Hamid Karzai, pour prévenir le pillage. S’il vous plaît, ne vous précipitez pas à l’aéroport », a annoncé l’autorité aéroportuaire de la capitale, où des milliers d’Afghans se trouvent actuellement cherchant à fuir leur pays.

08h26 : Les premiers Français bientôt évacués

La première rotation aérienne d’évacuation de Kaboul organisée par l’armée française entre sa base aux Emirats et la capitale afghane tombée aux mains des talibans est prévue d’ici ce soir, a déclaré Florence Parly sur la radio France Info.

La ministre des Armées a précisé qu’il y avait « plusieurs dizaines » de Français à évacuer, ainsi que des « personnes qui sont sous notre protection ».

 

07h50 : L’appel de Washington aux talibans

Les Etats-Unis ont appelé toutes les parties du pays « à respecter et faciliter le départ sécurisé et ordonné de tous les citoyens étrangers et afghans qui souhaitent quitter le pays », avertissant les talibans qu’ils devaient faire preuve de « responsabilité » en la matière.

 

07h22 : Trump s’en mêle

« Il est temps que Joe Biden, discrédité, démissionne pour avoir permis ce qui s’est produit en Afghanistan, a estimé dimanche soir Donald Trump. Ce que Joe Biden a fait avec l’Afghanistan est mythique. Cela restera comme l’une des plus grandes défaites dans l’histoire américaine. »

L’ancien président évite cependant de mentionner que Joe Biden ne fait aujourd’hui qu’appliquer les accords de Doha, dont les termes ont été négociés entre les Etats-Unis et les talibans à l’époque où Donald Trump était président et sur lesquels l’actuel chef d'Etat n’a pu avoir aucune influence. Pour tout comprendre sur ce qui a mené l’Afghanistan à cette situation, vous pouvez lire l’interview de Georges Lefeuvre​, anthropologue, chercheur associé à l’IRIS spécialiste de l’Afghanistan.

6h58 : Chaos à l’aéroport

La situation est plus que jamais tendue à l’aéroport. Les forces américaines ont tiré en l’air ce lundi matin alors que des milliers d’Afghans ont envahi le tarmac, cherchant à fuir leur pays. Un témoin dit avoir « vu une jeune fille être écrasée et tuée ».

Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montraient des scènes de chaos absolu, des milliers de personnes attendant sur le tarmac même, et des grappes de jeunes hommes, surtout, s’agrippant aux passerelles ou aux escaliers pour tenter de monter dans un avion.

6h44 : Les diplomates à l’aéroport

Les ambassades à Kaboul suivent toutes le même mouvement : celui d'un départ généralement précipité. L’Iran a par exemple annoncé dimanche avoir réduit les effectifs de son personnel diplomatique, tout en laissant son ambassade ouverte. L’Allemagne a également annoncé l’évacuation des membres du personnel de son ambassade

6h40 : Le point d’Emmanuel Macron

La situation est si grave qu’Emmanuel Macron va mettre ses vacances entre parenthèse. Il s’exprimera même ce lundi soir à partir de 20 heures sur la situation en Afghanistan.

 

6h32 : Symbole

Signe fort du changement de régime en Afghanistan : le drapeau américain a été retiré lundi de l’ambassade des Etats-Unis à Kaboul. Le département d’Etat a également indiqué que « presque tout » son personnel sur place se trouve à l’aéroport dans l’attente d’être évacué

 

6h28 : Le bilan des dernières heures

Vous avez besoin de faire un bilan des derniers événements du week-end ? L'article ci-dessous est parfait pour vous. Il revient sur l’information phare de ce dimanche : la fuite du président Ashraf Ghani

 

6h23 : Bienvenue dans ce direct

Bonjour à tous. La guerre civile en Afghanistan voit la victoire des talibans sur le régime soutenu par les Américains et les Occidentaux depuis 20 ans. Pour bien comprendre la situation, nous suivrons aujourd'hui la situation à Kaboul dans ce live.

La prise de Kaboul dimanche par les talibans a entraîné un changement de régime en Afghanistan. La situation sur place est encore très tendue et évolue rapidement. Pour vous aider à suivre et comprendre les derniers événements dans le pays, 20 Minutes ouvre pour vous ce live afin de vous donner les dernières informations sur la situation.