Canicule : La vague de chaleur en Espagne atteint un record absolu avec 47,4 degrés

METEO Cet été a été particulièrement chaud dans le sud de l'Europe, notamment en Espagne où la température a atteint samedi 47,4°

20 Minutes avec AFP
— 
Une personne prend la température de l'asphalte qui atteinte 50 degrés à Séville. Ici, le sol atteint 46 degrés, alors que l'Espagne connaît une canicule depuis mercredi dernier.
Une personne prend la température de l'asphalte qui atteinte 50 degrés à Séville. Ici, le sol atteint 46 degrés, alors que l'Espagne connaît une canicule depuis mercredi dernier. — ¡ngel GarcÌa/Pacific Press/Shutt

Un été aux antipodes côté météo. Si une partie de la France a connu des semaines pluvieuses et fraîches en juillet, le sud de l'Europe suffoque. La vague de chaleur caniculaire qui frappe l’Espagne a battu samedi le record absolu de température dans ce pays avec 47,4 degrés enregistrés à Montoro, dans la province de Cordoue (sud), selon l' agence météorologique de l'Etat (AEMET).

Un record absolu dans l’histoire de l’Espagne

« Il s’agirait de la température la plus élevée enregistrée en Espagne », a déclaré dimanche le porte-parole d’AEMET, Rubén del Campo, soulignant qu’il s’agissait de données provisoires devant être validées dans les prochains jours.

Cette température, enregistrée samedi à 17h locales, est supérieure au précédent record enregistré le 13 juillet 2017 au même endroit. Peu après, une température de 46,9 degrés a été enregistrée à l’aéroport de Cordoue.

Deux fois plus de vagues de chaleur ces dix dernières années qu’avant

La vague de chaleur caniculaire se poursuivait ce dimanche en Espagne avec des températures supérieures à 45 degrés dans plusieurs régions. Ces températures, très au-dessus des normales saisonnières, sont dues à l’arrivée d’une masse d’air très chaud en provenance d’Afrique du Nord, conjuguée à une forte exposition solaire, selon l’agence météorologique.

Entre 2011 et 2020, l’Espagne a enregistré deux fois plus de vagues de chaleur que durant chacune des trois décennies précédentes.

Les scientifiques considèrent les canicules à répétition comme un résultat indéniable du réchauffement de la planète et estiment que ces vagues de chaleur sont appelées à se multiplier, s’allonger et s’intensifier.