Coronavirus : Un Britannique opposé au vaccin meurt quelques jours après s’être réjoui d’être malade

DECES Ce diplômé de l'université de Cambridge avait vu sur les réseaux sociaux des arguments lui faisant dire que le vaccin allait tuer plus de monde que le Covid-19 lui-même

20 minutes avec agence
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La société de biotechnologie américaine Moderna assure que son vaccin est efficace pendant six mois au moins.
La société de biotechnologie américaine Moderna assure que son vaccin est efficace pendant six mois au moins. — Binsar Bakkara/AP/SIPA

Leslie Lawrenson, un Britannique de 58 ans refusant de se faire vacciner contre le Covid-19, est décédé le 2 juillet dernier des suites de la maladie à Bournemouth ( Royaume-Uni). L’homme et sa compagne, 56 ans, avaient tous les deux développé une forme symptomatique, rapporte la BBC. Leslie Lawrenson commençait à se remettre d’une pneumonie causée par le virus lorsque son état s’est à nouveau aggravé.

Souffrant à la fois de diabète et d’hypertension artérielle, Amanda Mitchell a été prise en charge le 2 juillet par les services d’urgence au domicile qu’elle partageait avec son compagnon. Elle a été conduite à l’hôpital. Dix minutes plus tard, les secouristes ont été rappelés à la même adresse : le quinquagénaire a été retrouvé mort dans son lit par son fils de 19 ans.

Il qualifiait le vaccin de « truc génétique, truc expérimental »

La victime était diplômée de l’université de Cambridge. À l’apparition des premiers symptômes, le Britannique avait posté une vidéo sur Facebook dans laquelle il affirmait qu’il espérait avoir attrapé le Covid-19 pour produire des anticorps, développer une « immunité naturelle » et ainsi éviter de se vacciner. « Il avait fait de grandes études, donc quand il me disait quelque chose, j’avais tendance à le croire », a témoigné sa compagne.

Leslie Lawrenson affirmait par exemple que le vaccin allait tuer plus de personnes que le Covid-19 lui-même. « Tous les jours, il nous disait "Vous n’en avez pas besoin, ça va aller, il suffit de faire attention" », a expliqué Amanda Mitchell. Elle a aussi précisé que son compagnon qualifiait le vaccin de « truc génétique, truc expérimental » et s’informait beaucoup sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui, Amanda Mitchell dit se sentir « incroyablement bête » et déplore la mort « évitable » de son compagnon. Après avoir été hospitalisée pendant une semaine, elle a désormais l’intention de se faire vacciner dès qu’elle aura reçu le feu vert des médecins. Elle a également regretté la « terrible erreur » du couple, qui a également mis leurs enfants en danger, et notamment leur plus jeune fils âgé de 11 ans.