Un émissaire américain pour le Darfour?

DIPLOMATIE La réflexion est en cours, selon John Kerry...

P.B. avec AFP

— 

Au moins 13 organisations ont été sommées de quitter le pays dans la foulée du mandat d'arrêt lancé mercredi par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité contre le président soudanais..
Au moins 13 organisations ont été sommées de quitter le pays dans la foulée du mandat d'arrêt lancé mercredi par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité contre le président soudanais.. — Marco Longari AFP/Archives

Barack Obama avait longuement évoqué le Darfour mardi avec le secrétaire des Nations Unies. Mercredi, c’était au tour de John Kerry. Le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat a révélé qu'il avait entrepris de sonder les pays voisins du Soudan à propos d'un éventuel émissaire américain pour le Darfour.

 

Mais il prévient, «il ne faut pas se précipiter pour envoyer un émissaire. Il faut donc évaluer d'abord les possibilités».

 

Il  répondait à une question sur les perspectives de nommer et envoyer sur place un émissaire américain pour traiter de la question des violences dans cette province de l'est du Soudan, où l'ONU s'inquiète d'une crise humanitaire.

 

La Maison Blanche ne confirme pas

 

«C'est possible, mais cela dépend d'un certain nombre de facteurs, et je pense qu'il faut d'abord une concertation avec quelques pays de la région, ce que je fais en ce moment et ce que d'autres font, avant d'émettre un jugement», a déclaré l'ancien candidat démocrate à la présidentielle américaine de 2004.

 

La Maison Blanche a refusé mercredi de commenter ces spéculations. Mais fin février, l'acteur américain George Clooney, qui a mis sa notoriété au service de la cause du Darfour, avait affirmé à l'issue d'une rencontre avec Barack Obama et le vice-président Joe Biden que le président avait promis de nommer rapidement un émissaire pour la province soudanaise.

 

Selon les Nations unies, 300.000 personnes ont été tuées et 2,7 millions d'autres ont été déplacées depuis le début du conflit dans cette région de l'ouest du Soudan, en février 2003. Le Soudan affirme que 10.000 personnes ont été tuées.