Etats-Unis : Trois ans après Paradise, une ville voisine détruite par les flammes du «Dixie fire»

INCENDIES Plus de 2.000 personnes ont reçu l'ordre d'évacuer, alors que le sinistre dépasse désormais les 100.000 hectares

20 Minutes avec AFP
— 
Le centre-ville de Greenville, en Californie, a été en grande partie détruit par l'incendie «Dixie fire».
Le centre-ville de Greenville, en Californie, a été en grande partie détruit par l'incendie «Dixie fire». — Noah Berger/AP/SIPA

Des paysages lunaires. Un centre-ville calciné, où les seuls murs encore debout sont ceux en pierres de la façade de l’église. Trois ans après Paradise, c’est la petite ville de Greenville, 100 km plus au nord, sur les flancs de la Sierra Nevada, qui a été ravagée par les flammes, mercredi. Cette fois, c’est le Dixie fire, un gigantesque incendie qui a déjà brûlé plus de 100.000 hectares en Californie qui a semé la désolation.

« Nous avons perdu Greenville », s’est désolée la porte-parole des pompiers, Serena Baker, jeudi matin, estimant que 75 % du centre de cette ville de 1.000 habitants construite lors de la ruée vers l’or californien, au milieu du 19e siècle, avait été rasé.

2.000 personnes évacuées

Fort heureusement, le bilan humain devrait être beaucoup moins lourd qu’à Paradise, où 86 personnes avaient péri, avec une unique route. 2.000 personnes avaient reçu l’ordre d’évacuer, et aucune victime n’était à déplorer, jeudi après-midi.

« Si vous êtes restés, vous devriez évacuer vers l’EST, IMMÉDIATEMENT ! », a tweeté le bureau du shérif du comté de Plumas, en s’adressant aux habitants des localités de Greenville et Chester. « Si vous êtes toujours sur le secteur de Greenville, vous êtes en danger imminent et vous DEVEZ partir maintenant ! », a-t-il ajouté dans un second message d’alerte, en précisant : « Si vous restez, les secours pourraient ne pas réussir à vous venir en aide. »

L’entreprise PG & E encore mise en cause

Le Dixie Fire est si vaste qu’il est à l’origine de ses propres phénomènes climatiques. Fin juillet, le nombre d’hectares ayant brûlé en Californie était en hausse de 250 % par rapport à 2020, qui était déjà la pire année en matière d’incendies dans l’histoire récente de l’Etat.

Le fournisseur d’énergie Pacific Gas and Electric (PG & E), plus grande compagnie d’énergie de Californie, avait plaidé coupable lors du camp Fire, qui avait rasé Paradise. Les équipements de PG & E sont à nouveau mis en cause pour le Dixie Fire, après qu’un arbre est tombé sur un câble d’alimentation le jour où l’incendie a démarré. Fin juillet, l’entreprise a annoncé qu’elle enfouirait ses 16.000 km de câbles électriques afin d’éviter que ses équipements soient à l’origine de nouveaux incendies dévastateurs.