Grèce : Les pompiers espèrent maîtriser un important incendie au nord d’Athènes

AU FEU L’incendie près du mont Parnès a déjà fait d’importants dégâts dans le village de Varympompi, à 30 km d’Athènes

20 Minutes avec AFP
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A Varympompi, à 30 km au nord-ouest d'Athènes.
A Varympompi, à 30 km au nord-ouest d'Athènes. — LOUISA GOULIAMAKI / AFP

Athènes s’est réveillée ce mercredi dans des fumées grises et une odeur âcre en raison d’un incendie au nord de la capitale grecque, au pied du mont Parnès, que les pompiers et pompières espéraient maîtriser « dans les prochaines heures ». Le feu s’est déclaré mardi après-midi et des dizaines d’habitations, tavernes et entreprises ont subi d’importants dégâts en soirée à Varympompi, à 30 km au nord-ouest d’Athènes, selon les premières estimations des autorités.

Il intervient alors que la Grèce est frappée depuis une semaine par la pire canicule depuis trois décennies, avec des températures dépassant les 43 degrés Celsius par endroits. « Nous avons été confrontés à un feu difficile dans des conditions caniculaires extrêmes », a indiqué le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis qui s’est rendu à Varympompi, le principal village touché par le feu, situé dans la pinède au pied du mont Parnès. Le ministre adjoint à la Protection du citoyen, Nikos Hardalias, a souligné que « la nuit a été exceptionnellement difficile ».

Un seul front encore actif

« Il y avait quatre fronts » mais « actuellement le feu est en récession, il n’y en a plus qu’un seul actuellement », a-t-il dit lors d’un point de presse mercredi matin depuis le centre opérationnel des pompiers à Varympompi. Ce mercredi matin, « la situation est meilleure et nous espérons que le feu sera mis sous contrôle dans les prochaines heures », a annoncé le service de presse des pompiers. Plus de 500 pompiers avec cinq hélicoptères et une dizaine des bombardiers d’eau étaient toujours à pied d’œuvre mercredi matin.

Après Penteli la semaine dernière, c’est le mont Parnès, deuxième des trois montagnes entourant le bassin d’Athènes, qui a été touché par le feu, répandant des cendres et des fumées sur la capitale grecque. La place centrale de Varympompi ne ressemblait plus qu’à un village fantôme vidé de ses habitants. Plus de 300 personnes avaient été évacuées de cette localité et de deux autres villages voisins. Près de 200 chevaux qui se trouvaient dans les centres équestres du secteur ont été déplacés sains et saufs, selon la confédération grecque d’équitation.

La police a indiqué avoir aidé près de 70 personnes qui étaient coincées chez elles, dans des localités entourées par les flammes. Poumon de la capitale et escapade fréquente des Athéniens le week-end, Varympompi se trouve près de l’ancien palais royal de Tatoï, où des œuvres précieuses ont été mises à l’abri par précaution. Mardi, la Grèce a été la proie de près de 80 feux, selon Nikos Hardalias. Au moins deux feux autres brûlaient encore mercredi dans le pays : l’un dans le sud de la péninsule du Péloponnèse à Vassilitsi, à 300 km au sud d’Athènes et l’autre sur l’île d’Eubée, à 200 km à l’est de la capitale où huit villages ont été évacués.