Explosion à Beyrouth : Conférence internationale sur le Liban ce mercredi à l’initiative de la France et de l’ONU

RECHERCHE DE FONDS Le 4 août 2020, une explosion au port de Beyrouth faisait plus de 200 morts. Un an après, de nombreux dirigeants vont tenter de s’accorder sur une nouvelle aide financière au Liban

20 Minutes avec AFP
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Le port de Beyrouth le 13 juillet 2021, près d'un an après l'explosion du 4 août 2021.
Le port de Beyrouth le 13 juillet 2021, près d'un an après l'explosion du 4 août 2021. — Hassan Ammar/AP/SIPA

Un an jour pour jour après l’explosion du port de Beyrouth, le monde est ce mercredi au chevet du Liban. Organisée par la France et les Nations Unies, une conférence internationale a notamment pour objectif de réunir une aide d’urgence d’au moins 350 millions de dollars, a déclaré lundi la présidence française.

« Il s’agit de venir de nouveau en aide à la population du Liban », après une levée de 280 millions d’euros lors d’une première conférence internationale en août 2020, peu après l’explosion qui a tué plus de 200 personnes, a souligné l’Elysée. Il faut en effet répondre, selon la présidence, à des nouveaux besoins « dans les domaines notamment alimentaire, de l’éducation, de la santé, de l’assainissement de l’eau ».

Participation de Joe Biden

La conférence réunira en visioconférence, sous l’égide du président Emmanuel Macron et du secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, les représentants d’une quarantaine d’Etats et d’organisations internationales dont les présidents américain Joe Biden, qui s’exprimera via une vidéo, égyptien Abdel Fatah al-Sissi, le roi de Jordanie Abdallah II et le chef de l’Etat libanais Michel Aoun. Les Premiers ministres irakien, grec, la directrice du FMI, le président du Conseil européen Charles Michel ainsi que les ministres des Affaires étrangères allemand, autrichien, italien, espagnol, britannique, néerlandais, belge, croate et finlandais, seront également présents, de même que des représentants du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis.

Cette troisième conférence internationale, après celles du 9 août et du 2 décembre 2020, porte uniquement sur une aide d’urgence et non sur l’aide structurelle dont le pays a besoin mais qui reste conditionnée à la formation d’un gouvernement capable d’engager des réformes de fond. Le Liban est en effet sans gouvernement depuis la démission de Hassan Diab et de son équipe le 10 août 2020. Le nouveau Premier ministre désigné, Najib Mikati, a annoncé lundi qu’un gouvernement ne verrait pas le jour avant la commémoration de l’explosion du port de Beyrouth le 4 août, les marchandages politiques obstruant une nouvelle fois sa tâche.

Pour l’Elysée, cette conférence sera « l’occasion une fois de plus d’envoyer un message politique très clair : en dépit de l’engagement des différents leaders politiques libanais, le Liban n’a toujours pas de gouvernement ». Les participants vont donc « réaffirmer la nécessité de constituer un gouvernement rapidement capable de mettre en œuvre les réformes structurelles attendues par la population libanaise et la communauté internationale et qui permettra d’apporter un soutien qui va au-delà de l’urgence ». Mais, malgré les menaces de sanctions de l’Union européenne, les avertissements et les accusations « d’obstruction organisée » ces derniers mois, les dirigeants libanais n’ont pas bougé d’un iota, poursuivant leurs marchandages.