Washington presse Pékin de «revoir» sa politique au Tibet

DIPLOMIE Les Etats-Unis ont exprimé leur «profonde préoccupation» concernant les droits de l'homme…

Avec agence

— 

Un moine bouddhiste prie pour le Tibet, à Katmandou, le 16 mars 2008
Un moine bouddhiste prie pour le Tibet, à Katmandou, le 16 mars 2008 — REUTERS/Euan Denholm

Après un voyage en Chine d’Hillary Clinton sur des oeufs le mois dernier, le ton se durcit. Le département d'Etat américain a exprimé mardi sa «profonde préoccupation» concernant les droits de l'homme au Tibet et a pressé la Chine de «revoir» une politique qui a nui aux populations.

 

Dans un communiqué marquant le 50e anniversaire du soulèvement tibétain de 1959, le département d'Etat réaffirme la position américaine selon laquelle le Tibet fait partie intégrante de la Chine.

 

Mais «dans le même temps, nous sommes profondément préoccupés par la situation des droits de l'homme dans les zones tibétaines», ajoute le communiqué. «Nous pressons la Chine de revoir sa politique au Tibet, qui a créé des tensions à cause de son impact négatif sur la religion, la culture et le mode de vie tibétains», poursuit le texte. Ces déclarations font écho aux remarques exprimées plus tôt dans la journée par la Maison Blanche.

 

>> Lire notre interview de Lionel Lucas, député UMP président du groupe d'études sur la question du Tibet

 

Des manifestations ont eu lieu dans le monde entier mardi pour soutenir les Tibétains et commémorer le 50e anniversaire de l'échec du soulèvement au cours duquel leur chef spirituel, le dalaï-lama, a été contraint à l'exil.

 

Le département d'Etat rappelle que le dalaï-lama, prix Nobel de la Paix, reconnaît lui-même l'autorité de la Chine sur le Tibet, bien que Pékin l'accuse régulièrement d'avoir des visées séparatistes.

 

«Nous sommes convaincus qu'un dialogue approfondi avec les représentants du dalaï-lama, en accord avec l'engagement du dalaï-lama à écarter toute intention d'obtenir la souveraineté ou l'indépendance du Tibet, peut apporter des progrès dans la recherche de solutions et peut permettre de parvenir à une stabilité réelle et durable au Tibet», ajoute le communiqué.

 

Le dalaï-lama a accusé mardi la Chine d'avoir fait du Tibet un «enfer» et tué «des centaines de milliers de Tibétains».