Afghanistan : Une crue éclair fait au moins 113 morts

CATASTROPHE NATURELLE Dans une zone contrôlée par les talibans, 110 personnes sont toujours portées disparues après des pluies torrentielles dans la nuit de mercredi à jeudi

20 Minutes avec AFP
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Une crue éclair dans la nuit du 28 au 29 juillet a fait au moins 113 morts dans la province du Nouristan, dans le nord-est de l'Afghanistan.
Une crue éclair dans la nuit du 28 au 29 juillet a fait au moins 113 morts dans la province du Nouristan, dans le nord-est de l'Afghanistan. — Ubidullah Abid/AP/SIPA

Alors que le gouvernement peine à contenir une offensive tous azimuts des talibans, l’Afghanistan doit également faire face à une catastrophe naturelle​. Au moins 113 personnes ont péri dans une crue éclair survenue dans la nuit de mercredi à jeudi dans la province du Nouristan, dans le nord-est du pays, selon un nouveau bilan communiqué dimanche.

Selon Tamim Azimi, porte-parole du ministère afghan de la gestion des catastrophes, « 110 personnes restent portées disparues, 173 maisons ont été totalement détruites, ainsi que dix commerces et six ponts » du fait des pluies torrentielles, dans le district de Kamdesh, à environ 200 km au nord-est de Kaboul. Ce district, frontalier du Pakistan, est une zone montagneuse et difficile d’accès.

Des routes détruites

« La zone est sous le contrôle des talibans (…) mais nous avons pu envoyer des équipes de secours avec celles du Croissant-Rouge afghan », a précisé Tamim Azimi, ajoutant que les opérations de recherches des disparus se poursuivaient. Saeed Momand, porte-parole du gouverneur de la province, a également confirmé le bilan de 113 morts, ajoutant que le nombre exact de disparus était inconnu à l’heure actuelle. Il a précisé que 11 km de routes avaient été détruits.

Les catastrophes de ce genre ne sont pas rares dans le pays et font de nombreuses victimes chaque année, en particulier dans les régions rurales pauvres, où les maisons sont souvent fragiles et bâties dans des zones à risque. En août 2020, une crue a ainsi fait une centaine de morts dans la ville de Charikar. Les opérations de sauvetage et d’acheminement d’aide après des catastrophes naturelles, notamment dans les zones isolées, sont souvent entravées par le manque d’équipements et d’infrastructures dans ce pays appauvri par 40 ans de guerre.