Chine : Un réacteur finalement mis à l’arrêt après l’incident à l’EPR de Taishan

NUCLEAIRE Les autorités chinoises avaient signalé le 14 juin un incident au niveau du réacteur numéro 1 de la centrale

20 Minutes avec AFP
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Le chantier de construction de la centrale nucléaire franco-chinoise de Taishan, le 8 décembre 2013.
Le chantier de construction de la centrale nucléaire franco-chinoise de Taishan, le 8 décembre 2013. — PETER PARKS AFP

Un mois et demi après l’annonce d’un incident à la centrale nucléaire EPR de Taishan en Chine, l’opérateur chinois CGN a finalement indiqué vendredi « mettre à l’arrêt pour maintenance » le réacteur incriminé. Le 14 juin, les autorités chinoises avaient signalé un incident au niveau du réacteur numéro 1 du site, située dans le sud du pays. Un petit nombre de barres de combustible d’uranium endommagées («crayons ») avait causé une accumulation de gaz rares radioactifs dans le circuit primaire, étanche, de la centrale.

« Trouver la cause des dommages affectant le combustible »

Les autorités avaient qualifié le phénomène de « courant » et écarté tout danger. EDF avait toutefois publiquement déclaré il y a une semaine que si l’incident était arrivé en France, elle aurait mis le réacteur à l’arrêt. A Taishan cependant, une telle décision revient à TNPJVC, la co-entreprise exploitant la centrale. EDF en détient 30 %, au côté du chinois CGN qui en possède 70 %.

« La centrale nucléaire de Taishan (…) faisant de la sûreté sa première priorité (…) a décidé d’arrêter le réacteur 1 pour maintenance, afin de trouver la cause des dommages affectant le combustible et de remplacer le combustible endommagé », a indiqué CGN dans un communiqué. Le géant nucléaire chinois précise que la décision a été prise « après une discussion substantielle entre le personnel technique chinois et français ».

Pas de danger imminent

Selon CGN, la mise à l’arrêt du réacteur n’est toutefois pas consécutive à un danger imminent. Les dégâts sur le combustible « restent dans la plage admissible des spécifications techniques » et le réacteur aurait pu « continuer à fonctionner de manière stable », d’après le groupe.

Réalisée en partenariat avec le groupe énergétique français EDF, la centrale proche de Hong Kong est la seule installation EPR actuellement en service dans le monde. D’autres exemplaires de ces réacteurs de troisième génération sont en construction en Finlande, en France et au Royaume-Uni, mais de multiples déboires techniques ont retardé de plusieurs années leurs mises en services.