Japon : Des pom-pom girls seniors font le show pour les Jeux olympiques

CHORÉGRAPHIE À raison de deux heures d’entraînement intense par semaine, elles préparent actuellement un grand spectacle pour marquer les 25 ans de leur troupe

20 Minutes avec agences
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Les anneaux du drapeau des Jeux Olympiques.
Les anneaux du drapeau des Jeux Olympiques. — PIERRE EMMANUEL DELETREE//SIPA

Les acclamations ne sont pas les bienvenues aux Jeux olympiques de Tokyo à cause de la pandémie de coronavirus, mais cela n’empêche pas un groupe d’énergiques pom-pom girls du troisième âge de continuer à s’entraîner dans une salle de sport de la capitale japonaise. Au rythme de la chanson de Taylor Swift Shake it off, Fumie Takino, 89 ans, lève son pompon et virevolte pendant que ses camarades – environ 70 ans en moyenne – font un grand écart vertical.

« Elles sont toutes très motivées […], ce ne sont pas les douleurs aux jambes et aux hanches qui vont les arrêter d’aller de l’avant », confie cette femme, doyenne et fondatrice de la troupe des « Japan Pom Pom » à propos de ses camarades. À raison de deux heures d’entraînement intense par semaine, ces seniors préparent actuellement un grand spectacle pour marquer les 25 ans de leur troupe, un événement qui avait été reporté en 2020 à cause de la pandémie.

Le risque d’être mal comprises

Une tâche colossale et physiquement éprouvante pour elles, mais un bon moyen de « garder la santé » et une « raison d’être », estime Masako Matsuoka, 73 ans. Au début de l’aventure, Fumie Takino préférait rester discrète sur sa passion, de peur du qu’en-dira-t-on, et avait ainsi du mal à recruter d’autres femmes pour monter sa troupe.

Le concept de pom-pom girls âgées, avec minijupe et costume à paillettes, risquait d’être mal compris par la société japonaise à l’époque, rappelle-t-elle. Mais les temps ont changé : à présent, « il existe plusieurs autres groupes et les gens se sont habitués à nous voir à la télévision. C’est peut-être encore dérangeant pour certains, mais on est là, disons qu’on a gagné notre place dans la société », se félicite-t-elle.