Pérou : Un observatoire solaire millénaire classé par l’Unesco

MONUMENT Vieux de 2.000 ans, il a longtemps été un mystère pour les scientifiques et les historiens

20 Minutes avec agences
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L'Unesco.
L'Unesco. — LOIC VENANCE / AFP

L’observatoire solaire de Chanquillo au Pérou, vieux de plus de 2.000 ans, classé ce mardi au Patrimoine mondial par l’Unesco, témoigne d’un culte solaire sophistiqué, accompagné d’observations astronomiques particulièrement précises. La signification de ces ruines, datant d’environ 400 ans avant J.C, situées sur une colline près de la côte péruvienne, à 370 kilomètres au nord de Lima, a longtemps été un mystère pour les scientifiques et les historiens.

« Ce lieu est dédié au culte du soleil », a expliqué à l’AFP le directeur du programme archéologique de Chanquillo de l’Université catholique pontificale du Pérou (PUCP). Construites dans un complexe de cérémonies rituelles, 13 tours de pierre sont alignées à intervalles réguliers sur une crête orientée nord-sud.

Calcul des solstices et des équinoxes

« Les 13 tours ont été installées très précisément, très soigneusement », souligne le responsable. Visibles depuis deux sites d’observation, ces tours étaient placées de façon à indiquer, en fonction de la position du soleil, les mois, les solstices et les équinoxes sur l’année complète, avec une marge d’erreur d’à peine un ou deux jours.

Ces observations auraient permis aux habitants de prévoir les périodes de plantation et de récolte, ainsi que les fêtes religieuses. « Chanquillo est un chef-d’œuvre d’architecture, un chef-d’œuvre de technologie et d’astronomie. C’est le berceau de l’astronomie en Amérique », souligne le directeur.

L’observatoire et son centre cérémoniel étaient protégés par une forteresse avec de grands murs de pierre, de la boue et des troncs de caroubier utilisés pour les portes monumentales. La forteresse de forme ovoïde possède trois murs concentriques et un temple solaire. Selon lui, seul 1 % du centre archéologique a été étudié.