Affaire Florence Cassez: Nicolas Sarkozy annonce la création d'un groupe de travail

MEXIQUE Il examinera dès mardi les accords juridiques régissant la situation de Florence Cassez...

Avec agence

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Appelé à la rescousse par Florence Cassez, condamnée par la justice mexicaine à 60 ans de prison et qui se dit "anéantie", Nicolas Sarkozy évoquera son cas lundi à Mexico, alors qu'une lueur d'espoir a resurgi pour la jeune Française après une déclaration du président mexicain.
Appelé à la rescousse par Florence Cassez, condamnée par la justice mexicaine à 60 ans de prison et qui se dit "anéantie", Nicolas Sarkozy évoquera son cas lundi à Mexico, alors qu'une lueur d'espoir a resurgi pour la jeune Française après une déclaration du président mexicain. — Ronaldo Schemidt AFP/Archives

Nicolas Sarkozy a annoncé lundi à Mexico la mise en place «dès demain» d'un «groupe de travail juridique franco-mexicain» en vue du transfèrement en France de Florence Cassez.

>>> Le reportage de notre envoyé spécial au Mexique

Ce groupe «se donnera trois semaines pour trouver une solution qui permette de préserver les intérêts de la justice mexicaine, de la justice française, les intérêts des victimes et le droit de chacun, même s'il a été condamné, à se voir respecter dans l'application des droits qui sont les siens», a poursuivi le président français.

«Une justice indépendante»

Le président français a rappelé qu'il existait, pour un cas comme celui de Florence Cassez, des «traités et des conventions», notamment «une convention dite de Strasbourg, de 1983, qui prévoit la possibilité de transférer un détenu français du Mexique en France ou de transférer au Mexique un Mexicain détenu en France».

Après les vives réactions des Mexicains à la perspective du transfèrement de Florence Cassez en France, le président Sarkozy a tenu à marquer son respect pour le Mexique, «une démocratie», et pour sa justice, «indépendante».