Cuba dénonce une attaque aux cocktails Molotov contre son ambassade à Paris

MONDE Les autorités cubaines dénoncent une attaque « terroriste » et rendent les Etats-Unis responsables de l’incident

20 Minutes avec AFP
— 
Miguel Diaz-Canel, nouveau dirigeant cubain, le jour de son élection à l'Assemblée à La Havane, le 18 avril 2018.
Miguel Diaz-Canel, nouveau dirigeant cubain, le jour de son élection à l'Assemblée à La Havane, le 18 avril 2018. — CHINE NOUVELLE/SIP

Cuba a dénoncé lundi une attaque « terroriste » à l’aide de cocktails Molotov contre son ambassade à Paris et a rendu les Etats-Unis responsables de l’incident. Les pompiers français ont indiqué que deux engins incendiaires ont été lancés sur la mission diplomatique cubaine, située dans le 15e arrondissement de Paris et qui a subi des dégâts mineurs.

« Nous dénonçons une attaque terroriste aux cocktails Molotov contre notre ambassade à Paris », s’est indigné le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodríguez sur Twitter. « Je tiens le gouvernement américain pour responsable de ces campagnes incessantes contre notre pays qui encouragent ces comportements et des appels à la violence, en toute impunité, depuis son territoire », a-t-il ajouté.

L’incident n’a pas été revendiqué dans l’immédiat.

Les pompiers français ont indiqué avoir été alertés de l’attaque un peu après minuit et que « les deux engins, qui ont causé des dégâts mineurs, ont été éteints avant leur arrivée ». Selon le ministère cubain des Affaires étrangères, l’attaque s’est produite à 23h45 avec trois cocktails Molotov et un départ de feu a été éteint par des fonctionnaires de la mission.

Durant le week-end et lundi, des manifestations pour et contre le gouvernement cubain ont été organisées dans diverses capitales à l’occasion de la fête nationale du 26 juillet, deux semaines après les manifestations antigouvernementales qui ont secoué l’île. Celles-ci ont fait un mort, des dizaines de blessés et conduit à des centaines d’arrestations. Une vingtaine de pays, dont le Brésil, la Colombie et l’Équateur, s’est joint lundi au secrétaire d’État américain Antony Blinken pour appeler le gouvernement cubain à « respecter les droits et libertés légalement garantis du peuple cubain » et à « libérer les détenus » interpellés le 11 juillet lors des manifestations.

Les « déclarations du secrétaire d’État américain ont le soutien d’une poignée de pays qui ont subi des pressions pour se conformer à ses diktats », a affirmé le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodríguez dans un autre tweet. Le parquet de Paris a indiqué mardi matin avoir ouvert une enquête en flagrance du chef de « dégradations par substance explosive ou engin incendiaire ». Les investigations ont été confiées au 3e district de police judiciaire parisienne (3e DPJ).