Pour le Vatican, la machine à laver a davantage émancipé les femmes que la pilule

RELIGION Il y a des manières moins polémiques de célébrer la Journée de la femme...

Avec agence

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Une laverie à Bruxelles en Belgique.
Une laverie à Bruxelles en Belgique. — JACQUEMART/ISOPIX/SIPA

Le quotidien du Vatican, l'«Osservatore romano» estime dans son édition du 8 mars que, plus que la pilule, la machine à laver a représenté une véritable émancipation pour la femme du XXe siècle.

«Au XXe siècle, qu'est-ce qui a le plus participé à l'émancipation des femmes occidentales?», s'interroge la journaliste Giulia Galeotti. «Le débat est encore ouvert. Certains disent que c'est la pilule, d'autres la libéralisation de l'avortement, ou encore le fait de travailler hors du foyer. D'autres, cependant, se permettent d'aller encore plus loin (et proposent): la machine à laver», écrit-elle.

Remontant aux origines de la machine à laver – l'invention en 1767 par le théologien allemand Jacob Christian Schaffern d'un premier modèle rudimentaire – la journaliste en fait un long éloge et évoque «la sublime mystique de pouvoir changer «les draps deux fois par semaine au lieu d'une"», phrase qu'elle attribue à la célèbre féministe américaine Betty Friedan.

Célébrée par Kate Bush

«Au début, les machines étaient très encombrantes. Mais rapidement, la technologie mit au point des modèles plus stables, légers et efficaces» et on eut «l'image de la super femme au foyer, souriante, maquillée et radieuse parmi les appareils électroménagers de sa maison», écrit l'Osservatore.

«Les femmes n'ont pas lésiné sur les louanges à leur sauveuse», cette machine à laver qui a même «récemment été célébrée» par la chanteuse britannique Kate Bush, qui dans son morceau «Mrs Bartolozzi» part dans des rêveries en regardant tourner son linge, souligne le journal.