attaque contre une caserne

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L'attaque d'une caserne de l'armée britannique, dans laquelle deux soldats ont été tués samedi, a ravivé la crainte d'un retour à la violence en Irlande du Nord. Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a néanmoins promis qu'« aucun meurtrier ne pourra faire dérailler un processus de paix qui a le soutien des gens en Irlande du Nord ».

Samedi soir, trois hommes lourdement armés ont attaqué le quartier général d'un régiment du génie à Massereene, à environ 25 km au nord-ouest de Belfast, tuant deux soldats et blessant quatre autres personnes. L'attaque n'a pas été revendiquée, mais les républicains dissidents, opposés au processus de paix et à l'origine d'une recrudescence de la violence, ont été pointés du doigt. C'est le 10 avril 1998 que furent signés les accords de paix dits « du Vendredi saint », qui ont mis un terme aux trente années de violences ayant causé la mort d'environ 3 500 personnes. Depuis, l'Ulster a connu des soubresauts sporadiques. ■