Malaisie : Plus de 1.000 machines servant à miner du Bitcoin détruites au rouleau compresseur

TRAFIC Les ordinateurs saisis par la police lors d’une opération de démantèlement d’une activité illégale de minage de Bitcoins valaient plus d'un million d’euros

20 Minutes avec Agence

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Les 1.069 ordinateurs fonctionnaient grâce à de l'électricité volée.
Les 1.069 ordinateurs fonctionnaient grâce à de l'électricité volée. — SIPA PRESS

Une opération menée par la police de Miri (Malaisie) entre février et avril 2021 a abouti à la saisie de plusieurs centaines de machines utilisées pour miner du Bitcoins illégalement. Les 1.069 ordinateurs fonctionnaient grâce à de l’électricité volée suite à un raccordement sauvage au réseau du fournisseur Sarawak Energy Berhad (SEB), rapporte le média local The Star. Les appareils ont ensuite été détruits par un rouleau compresseur, vendredi.

La scène filmée au quartier général de la police de Miri a été mise en ligne sur YouTube le jour même. On y voit le conducteur de l’engin de travaux effectuer plusieurs manœuvres pour passer sur chacun des ordinateurs jonchant le sol. Le démantèlement de l’opération clandestine de minage de Bitcoins a été mené conjointement avec SEB.

Six personnes condamnées pour vol d’électricité

L’entreprise d’électricité a perdu 8,4 millions de ringgits malaisiens, soit près d’1,7 million d’euros, dans ce détournement, a indiqué le chef de la police Hakemal Hawari. « Le vol d’électricité pour le minage de Bitcoins a causé de fréquentes coupures de courant et en 2021, trois maisons ont été détruites pour cause de raccordement illégal au réseau électrique », a précisé le responsable.

La valeur totale des ordinateurs détruits a été estimée à 5,3 millions de ringgits malaisiens (un peu plus d’1 million d’euros). Huit personnes ont été interpellées dans le cadre de l’opération. Six individus ont été mis en examen et condamnés pour vol d’électricité. Ils ont chacun reçu une amende dont la plus élevée a atteint 8.000 ringgits (environ 1.600 euros). Les mis en cause ont aussi été condamnés à des peines de prison allant jusqu’à huit mois.