Les biens de Gandhi sèment la zizanie

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Après les bronzes chinois de la vente Pierre Bergé à Paris, ce sont maintenant les lunettes, les sandales, la montre à gousset, un plat et un bol ayant appartenu à Gandhi qui sont au coeur d'un imbroglio diplomatique. Ces objets devaient être vendus aux enchères, hier, à New York. L'Inde a ordonné à ses diplomates de tout faire pour les récupérer. Leur vente constituerait une « grave insulte » à la mémoire du père de l'indépendance indienne, a affirmé Tushar Gandhi, l'arrière-petit-fils du Mahatma. Ce dernier, leader du mouvement de désobéissance civile qui mena l'Inde à l'indépendance en 1947, prônait le renoncement aux biens matériels. Les négociations entre le propriétaire des objets, réalisateur et militant pacifiste, et le ministère indien des Affaires étrangères n'ayant pas abouti, c'est un Américain d'origine indienne, Sant Singh Chatwal, qui s'est associé avec sept autres personnes « pour faire une offre, récupérer les objets et les rendre à l'Inde ». ■Alice Robinet