Espagne : Le meurtre d’un homosexuel provoque de nouvelles manifestations

COLERE Samuel Luiz est mort après avoir été passé à tabac le 3 juillet. Les manifestants dénoncent un acte « homophobe ». La police garde pour le moment toutes les pistes ouvertes

20 Minutes avec AFP

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Des manifestants contre l'homophobie, à Madrid le 11 juillet 2021.
Des manifestants contre l'homophobie, à Madrid le 11 juillet 2021. — ¡lvaro Laguna/Pacific Press/Shut

Une attaque présumée homophobe continue de soulever l’indignation et la colère en Espagne. Des manifestants sont à nouveau descendus dimanche dans la rue dans plusieurs villes du pays pour réclamer justice après le meurtre d’un jeune homosexuel, battu à mort le week-end précédent.

Une foule s’est ainsi rassemblée sur une place centrale de Madrid, avec notamment des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Certaines personnes sont LGBTQ+. Il va falloir vous y faire ! ». Dans le même temps, des militants scandant des slogans et arborant des drapeaux arc-en-ciel ont défilé dans les rues d’Almeria (sud) et à La Corogne (nord-ouest), où le crime s’est produit. Des manifestations similaires ont eu lieu pendant le week-end dans d’autres villes, dont Barcelone et Séville.

Le Premier ministre condamne le crime

Samuel Luiz, un aide-infirmier brésilien de 24 ans, avait été retrouvé inconscient aux premières heures du 3 juillet aux abords d’une boîte de nuit de La Corogne, après avoir été passé à tabac. Les secours n’avaient pu le ranimer et il était mort peu après des suites de ses blessures, l’annonce de son décès déclenchant alors une série de manifestations et de réactions politiques dans toute l’Espagne. Ses proches affirment que ses agresseurs ont agi par homophobie et l’ont frappé en le traitant de « pédé ».

La police a arrêté six personnes, dont deux mineurs, depuis le début de l’enquête. Pour le moment, les responsables de l’enquête ne privilégient pas la piste d’un crime homophobe et gardent « toutes les hypothèses » ouvertes. Le Premier ministre Pedro Sanchez a pour sa part condamné le meurtre, le qualifiant d'« acte sauvage et sans pitié ».