Vaccination en Italie : Plus de 300 soignants saisissent la justice contre l'obligation vaccinale

PANDEMIE Une audience est prévue le 14 juillet

20 Minutes avec AFP

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Vaccination dans un centre italien de Marcianise, le 29 juin 2021.
Vaccination dans un centre italien de Marcianise, le 29 juin 2021. — Vincenzo Izzo/Sipa USA/SIPA

Quelque 300 soignants italiens ont saisi la justice en vue, selon la presse locale, d’obtenir la levée de l’obligation faite aux personnels médical et sanitaire de se vaccinercontre le Covid-19. Le recours a été déposé devant le tribunal administratif de Brescia (nord) au nom de soignants exerçant dans la région lombarde, à Brescia, Crémone, Bergame et Mantoue. Une audience est prévue le 14 juillet.

« Ce n’est pas une bataille des no-vax mais une bataille démocratique. On oblige des personnes à prendre un risque sous peine de ne plus pouvoir exercer leur profession », a expliqué l’avocat constitutionnaliste Daniele Granara, à l’origine de la procédure, cité par le quotidien Il giornale di Brescia. L’avocat défend également en justice des dizaines de soignants suspendus pour avoir refusé de se faire vacciner.

Affecté dans un autre service ou suspendu sans solde

Une loi entrée en vigueur en avril prévoit en effet que « les personnes exerçant une activité dans les structures socio-sanitaires, publiques et privées, dans les pharmacies, les parapharmacies et les cabinets privés sont de se soumettre à la vaccination ». En cas de manquement, le contrevenant, s’il travaille au contact du public, est affecté dans un autre service ou suspendu sans solde si l’employeur n’a pas de nouvelles tâches à lui proposer.

Outre les personnes âgées et/ou vulnérables, les soignants – ainsi que les enseignants – ont été les premiers en Italie à se faire vacciner. Jusqu’à présent 52,7 millions de doses ont été administrées. Près de 19,5 millions d’Italiens sont vaccinés, soit 36 % de la population de plus de 12 ans. Selon des données récentes du commissariat à l’urgence Covid-19, 45.750 des 1,9 million de salariés du secteur sanitaire (2,3 %) restent « en attente d’une première dose ou d’une dose unique ».