Les ministres européens disent «non merci» au maïs Monsanto

ENVIRONNEMENT Ils ont rejeté la proposition de la Commission européenne visant à lever les clauses de sauvegarde de l'Autriche et de la Hongrie...

J.M. avec agence

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Du maïs OGM de Monsanto MON 810.
Du maïs OGM de Monsanto MON 810. — F. DURAND / SIPA

Les ministres européens de l'Environnement ne veulent pas du maïs transgénique Monsanto. Réunis à Bruxelles, ils ont désavoué la Commission européenne, en refusant de forcer l'Autriche et la Hongrie à autoriser la reprise de la culture du MON 810.

A l'occasion de la séance, seuls cinq pays n'ont pas voté contre la proposition de lever les clauses de sauvegarde. Le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suède, l'Estonie et la Finlande ont soutenu la Commission européenne dans sa tentative. L'Allemagne, avant même la réunion, avait annoncé la couleur: «Je ne vois pas pourquoi on devrait suivre les intérêts d'une seule entreprise américaine et fâcher les citoyens des Etats membres», avait expliqué son ministre de l'Environnement, Sigmar Gabriel

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Cette décision intéresse au plus haut point la France et la Grèce, qui font l'objet d'une procédure similaire. La Commission n'ayant pas obtenu, le 16 février dernier, la majorité sur la question, a renvoyé le dossier devant les ministres européens qui devront statuer. La date n'a pour l'heure pas été fixée.

Jean-Louis Borloo s'est d'ailleurs félicité de ce «résultat très sévère pour la Commission». Le ministre français de l'Environnement a témoigné sa «grande gratitude à l'égard de l'Allemagne», dont le vote, ainsi que ceux de l'Espagne et de la Belgique, a été déterminant.