Coronavirus : Près de 40 pays incapables de continuer à vacciner faute de doses

PANDEMIE « Nous avons un énorme nombre de pays qui ont dû suspendre leur campagne », a affirmé le docteur Bruce Aylward de l’OMS

20 Minutes avec AFP

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La campagne de vaccination contre le Covid-19 en Inde, ici à Bombay.
La campagne de vaccination contre le Covid-19 en Inde, ici à Bombay. — Rajanish Kakade

Des pays qui se trouvent particulièrement en Afrique sub-saharienne, mais aussi en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Asie du sud, notamment les voisins de l’Inde comme le Népal ou encore le Sri Lanka… Tous doivent affronter une sévère vague d’infections mais sont incapables d’administrer la seconde dose de vaccins anti-Covid, faute de doses suffisantes, ce qui risque de déstabiliser durablement les campagnes vaccinales, a mis en garde l’OMS vendredi.

« Nous avons un énorme nombre de pays qui ont dû suspendre leur campagne de vaccination pour la seconde dose – 30 ou 40 pays – qui pourraient recevoir des secondes doses d’AstraZeneca par exemple et qui ne sont pas en mesure de le faire, a affirmé le docteur Bruce Aylward, chargé à l’OMS de superviser le système de distribution international Covax. L’interval (entre les deux injections) est maintenant plus long que ce que nous aimerions. »

L’essentiel du milliard de doses promises par le G7 disponibles en 2022

Alors qu’un intervalle trop long entre deux doses peut faciliter l’émergence de variantes plus dangereuses ou contagieux, les partenaires de Covax essaient d’accéder à un maximum de doses qui sont cruciales pour la période de juin à septembre. Bruce Aylward a noté que les Etats-Unis avaient promis 80 millions de doses pour la période juin-juillet, mais l’essentiel du milliard de doses promises par le G7 ne seront disponibles que plus tard dans l’année et surtout en 2022.

« Les dons sont une solution à court terme face à un marché très imparfait où seuls les pays qui ont les moyens ou produire des vaccins y ont accès », a rappelé l’OMS. Le docteur Aylward a tenu à souligner l’effet délétère de ces coups sur la confiance des populations dans la vaccination : « Quand on force des pays avec des systèmes moins robustes d’interrompre, de réorganiser, de rediriger leur programme, on rend très difficile la mobilisation de la population. »

Au 17 juin, le système Covax n’avait fourni que 88 millions de doses dans 131 pays, bien en deçà de ce qui était initialement prévu.