Gaza : Frappes aériennes israéliennes en réaction à des ballons incendiaires

PROCHE-ORIENT Il s'agit des premiers incidents entre Israël et Gaza depuis le cessez-le-feu du 21 mai

20 Minutes avec AFP

— 

Explosions dans la bande de Gaza après des frappes aériennes israéliennes dans la nuit du 15 au 16 juin 2021.
Explosions dans la bande de Gaza après des frappes aériennes israéliennes dans la nuit du 15 au 16 juin 2021. — Mahmud hams / AFP

Après trois semaines d'accalmie, la situation s’est brutalement tendue dans la nuit. L’aviation israélienne a mené des frappes dans la bande de Gaza, tôt mercredi, après des lancers de ballons incendiaires mardi depuis ce territoire palestinien vers le sud israélien, selon des sources sécuritaires palestiniennes et des témoins.

Ces frappes et ces tirs de ballons sont les premiers incidents importants entre Israël et Gaza depuis un cessez-le-feu, le 21 mai dernier, ayant mis fin à 11 jours d’une guerre éclair ayant fait 260 morts côté palestinien, dont des enfants, des adolescents et des combattants, et 13 décès en Israël, incluant un enfant, une adolescente et un soldat.

Selon des sources palestiniennes, l’aviation israélienne a visé au moins un site à l’est de Khan Younès, ville du sud de la bande de Gaza, enclave paupérisée de deux millions d’habitants dont environ un millier d’appartements, de bureaux et de commerces ont été détruits lors de la dernière guerre avec Israël, la quatrième depuis 2008. Un photographe de l’AFP à Khan Younès a par ailleurs vu des déflagrations.

Une vingtaine d’incendies dans le Sud israélien

Il s’agit des premières frappes israéliennes contre ce territoire palestinien, sous contrôle des islamistes du Hamas et sous blocus israélien, depuis l’arrivée au pouvoir dimanche soir d’une coalition hétéroclite ayant mis fin à 12 ans de règne de Benjamin Netanyahou.

Ces frappes et les lancers de ballons incendiaires, qui ont provoqué une vingtaine d’incendies dans le Sud israélien selon les pompiers locaux, interviennent en marge de manifestations nationalistes et de l’extrême droite à Jérusalem-Est ayant réuni plus d’un millier de personnes.

Les Etats-Unis et l’ONU avaient appelé à la "retenue" avant cette marche controversée que le nouveau gouvernement israélien de Naftali Bennett, en fonction depuis dimanche, avait autorisé tout en balisant son tracé pour éviter des confrontations avec les Palestiniens.

Le mouvement Hamas avait quant à lui menacé Israël de représailles si cette marche célébrant la prise de contrôle et l’annexion de Jérusalem-Est, secteur palestinien de la Ville Sainte, par l’armée israélienne en 1967, s’aventurait notamment dans les quartiers musulmans de la Vieille Ville.