Violences à Ceuta après la tentative d’entrée dans l’enclave espagnole de Melilla de 150 migrants

DIPLOMATIE L’accueil par l’Espagne d’un chef indépendantiste provoque une crise migratoire avec le Maroc

20 Minutes avec AFP
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Près de 8.000 migrants ont émergé sur la plage de l'enclave espagnole Ceuta — 20 Minutes

Près de 150 migrants ont essayé en vain mardi matin d’entrer dans l’enclave espagnole de Melilla depuis le Maroc voisin, une tentative lors de laquelle neuf membres des forces de l’ordre ont été légèrement blessés, ont annoncé les autorités locales. Cette tentative d’entrée en longeant un quai du port marquant la frontière, qui s’est produite à 5 h 15, et à laquelle a participé un « groupe de 150 personnes » a échoué, « personne n’étant entré à Melilla », a indiqué la préfecture de l’enclave.

« En raison de la violence des migrants qui avaient des bâtons et ont jeté des pierres, neuf agents de la Garde civile ont été blessés. Il s’agit a priori de blessures légères », a-t-elle poursuivi. Ces migrants provenaient « pour la plupart » d’Afrique subsaharienne « même s’il y avait également des Maghrébins », a encore précisé la préfecture de l’enclave où les migrants tentent généralement d’entrer en franchissant la clôture de plusieurs mètres qui la sépare du Maroc.

Une crise diplomatique entre l’Espagne et le Maroc

Mi-mai, Ceuta, l’autre enclave espagnole située sur la côte nord du Maroc, avait connu une vague migratoire inédite de près de 10.000 personnes, dont de nombreux mineurs, à la faveur d’un relâchement des contrôles par les autorités marocaines. Ces arrivées spectaculaires s’étaient produites dans un contexte de crise diplomatique majeure entre l’Espagne et le Maroc, fâché depuis l’accueil en Espagne, pour y être soigné, du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, ennemi juré de Rabat. Ce dernier est depuis rentré en Algérie. Les frontières de Ceuta et Melilla sont les seules frontières terrestres entre l’Afrique et l’Union Européenne.