Emmanuel Macron giflé : Quand les chefs d'Etat ou de gouvernement sont agressés

PRECEDENTS Bush, Kohl, Jospin et même des rois ont parfois été agressés de manière comparable à la gifle reçue par Emmanuel Macron mardi à Tain

20 Minutes avec AFP

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L'esquive de chaussure par Le président Bush en 2008 est longtemps restée un symbole. (archives)
L'esquive de chaussure par Le président Bush en 2008 est longtemps restée un symbole. (archives) — JOSEPH BARRAK / AFP

Avant le président français Emmanuel Macron, giflé mardi lors d’un déplacement, d’autres dirigeants internationaux ont été la cible d’agressions ou d’incivilités lors de sorties publiques. L’un des précédents les plus marquants date de décembre 2008 : le président George W. Bush avait esquivé de justesse le jet de chaussures – injure suprême dans le monde arabe – d’un journaliste irakien en colère contre l’intervention américaine en Irak. Bush avait commenté avec humour l’incident, qui avait mis sur les dents les services de sécurité chargés de la protection rapprochée du dirigeant : « Je ne sais pas ce que le gars a dit, mais j’ai vu sa semelle. »

En Allemagne, Helmut Kohl en était même venu aux mains avec des manifestants. Le chancelier allemand avait été bombardé de tomates, d’œufs et de peinture lors d’une visite en 1991 à Halle, une ville de l’Est de l’Allemagne tout juste réunifiée. Ses gardes du corps avaient été contraints de le ceinturer pour le protéger.

Jospin sermonne des ados en pleine campagne

Quand il était ministre de l’Economie, Emmanuel Macron avait déjà été pris pour cible en juin 2016 par des manifestants hostiles, qui lui avaient jeté des œufs lors d’un déplacement en région parisienne en lui criant « casse-toi ! ». En décembre 2014 à Namur, le Premier ministre belge Charles Michel s’était fait bombarder de frites à la mayonnaise par d’anciennes militantes Femen qui voulaient ainsi montrer leur hostilité aux mesures d’austérité décrétées par le gouvernement.

En campagne pour la présidentielle en février 2012, François Hollande avait été couvert de farine par une femme alors qu’il faisait un discours en tribune, lors du rassemblement d’une association d’aide aux mal-logés. Dix ans plus tôt, le Premier ministre Lionel Jospin, lui aussi en campagne, avait été aspergé de ketchup par deux adolescents, qu’il avait ensuite sermonnés en coulisses.

De nombreuses personnalités politiques ont été victimes d’attaques à coups de tartes. Le roi de Suède Carl XVI Gustaf avait ainsi été victime en 2001 d’un jet de tarte aux fraises, lancée à bout portant par un jeune homme de 16 ans, immédiatement jeté à terre par les gardes du corps du souverain. Un an plus tôt, le Premier ministre canadien Jean Chrétien avait lui reçu une tarte à la crème en pleine figure. Reconnu coupable d’agression, l’entarteur, un comédien de 24 ans opposé à la politique sociale du gouvernement, avait écopé de trente jours de prison.