Apple : Satisfaits du télétravail, les salariés ne veulent pas retourner au bureau

EMPLOI « Nous en sommes arrivés à nous enthousiasmer de continuer à travailler comme nous le faisons actuellement », ont indiqué les employés dans un courrier

20 Minutes avec agences

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Apple illustration.
Apple illustration. — SIPANY/SIPA

Plusieurs dizaines de salariés d’Apple ont exprimé leur réticence à l’idée d’un retour au bureau trois fois par semaine à partir de septembre et de la fin du télétravail. C’est la règle que la direction de l’entreprise a indiqué vouloir mettre en place pour la rentrée, indique The Verge.

« Nous voudrions saisir cette opportunité pour communiquer une crainte grandissante parmi nos collègues, indique un courrier interne corédigé par 80 salariés. La politique d’Apple sur le travail à distance ou en lieu flexible, et la communication qui l’accompagne, ont déjà forcé certains de nos collègues à démissionner. »

Mise en place d’une organisation hybride

De nombreux employés ont ainsi le sentiment qu’ils doivent choisir entre leurs « familles », leur « bien-être » et leur « capacité à faire au mieux [leur] travail ». Comme de nombreux autres géants de la tech américaine, Apple autorise ses salariés à pratiquer le télétravail depuis le début de la crise du Covid-19 mais veut désormais évoluer vers un modèle hybride où les employés seraient présents sur le lieu de travail plusieurs jours par semaine.

Dans un e-mail envoyé début juin, Tim Cook, PDG d’Apple, a indiqué que la plupart des salariés devraient faire acte de présence le lundi, mardi et jeudi à partir de septembre. De son côté, Twitter a décidé d’autoriser les employés qui le souhaitent à rester en télétravail de manière permanente.

Des salariés « plus connectés que jamais »

Dans leur lettre, les salariés d’Apple expliquent que le travail à distance est un système qui fonctionne bien et leur offre un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle tout en réduisant les risques de contagion au coronavirus. Ils se satisfont aussi de ne pas avoir à passer du temps dans les transports ou à partager un espace de travail surchargé.

« Beaucoup d’entre nous ne se sentent pas seulement bien connectés avec leurs collègues du monde entier, mais ils se sentent mieux connectés que jamais », écrivent les signataires, notant une « déconnexion » entre la vision des dirigeants et celles des employés. « Nous en sommes arrivés à nous enthousiasmer de continuer à travailler comme nous le faisons actuellement sans le besoin quotidien de retourner au bureau. »