Risée du Web, le blog de Donald Trump ferme après moins d’un mois

FLOP Privé de Twitter et Facebook, l'ancien président américain pourrait rejoindre une autre plateforme

P.B. avec AFP
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Donald Trump, les bras croisés dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le 27 août 2018.
Donald Trump, les bras croisés dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le 27 août 2018. — Evan Vucci/AP/SIPA

On appelle ça un échec retentissant. La section qui rassemblait en ligne les communiqués de Donald Trump, banni des réseaux sociaux, a été fermée en prévision d’une possible transition vers une autre plateforme, a laissé entendre mercredi son conseiller Jason Miller. Selon le Washington Post, le « blog » paie ses audiences catastrophiques, qui ont courroucé l’ancien producteur de télévision.

Lancé en mai, le « blog » de l’ex-président républicain n’était en fait qu’un onglet sur son site, intitulé « Depuis le bureau de Donald J. Trump », où étaient rassemblés ses communiqués. Ce qui lui avait valu des moqueries de la part d’observateurs qui s’étaient attendus, derrière ce lancement annoncé, à une véritable nouvelle plateforme en ligne. Ses communiqués apparaissent désormais sous la rubrique « Actualités » de son site, tandis que l’onglet de l’ancien blog renvoie les internautes vers un formulaire en ligne pour « recevoir les alertes de Donald J. Trump ». 

Audiences minuscules

Selon une analyse de BuzzSumo, les billets présidentiels publiés ces derniers jours ne généraient que 4.000 interactions quotidiennes (partages sur Facebook, Twitter, Reddit et Pinterest, notamment). C’est 100.000 fois moins que le nombre de retweets de son message annonçant qu’il était positif au Covid-19 en octobre dernier. Depuis son éviction de Twitter, le nombre de mentions de Donald Trump a été divisé par 10 sur le réseau. Idem pour les recherches Google.

Sur Twitter, son conseiller Jason Miller a confirmé la fermeture du site. « Peut-être est-ce en prélude à ce qu’il rejoigne une autre plateforme de réseau sociaux ? » a tweeté une ex-responsable du parti républicain. « Oui, en fait c’est ça. A suivre ! » a répondu Jason Miller, sans donner plus d’informations. Ce dernier avait déclaré fin mars que Donald Trump reviendrait en ligne d’ici trois mois avec « sa propre plateforme ».

148 millions d’abonnés combinés

Le milliardaire républicain a été évincé de Twitter et Facebook alors qu’il était encore président, accusé d’avoir encouragé l’invasion du Capitole par une foule de ses partisans pendant la cérémonie de certification de la victoire de son rival Joe Biden, le 6 janvier.

Une interdiction critiquée par les conservateurs qui jugent que les réseaux sociaux s’attaquent ainsi à la liberté d’expression. Le tempétueux républicain continue d’envoyer régulièrement à une liste d’abonnés ses communiqués, où il affirme, avec le langage et les majuscules qui le caractérisent, qu’il n’a pas perdu l’élection présidentielle de novembre. Mais leur écho est bien moindre que lorsqu’il s’exprimait sur les réseaux sociaux : il comptait près de 89 millions d’abonnés sur Twitter, 35 millions sur Facebook et 24 millions sur Instagram avant d’être banni.