Chine : Un cas humain de grippe aviaire H10N3 confirmé, une première mondiale

SANTE Le ministère chinois de la Santé assure que « le risque de diffusion à grande échelle est extrêmement faible »

20 Minutes avec AFP
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Des poulets sur un marché en Chine (illustration).
Des poulets sur un marché en Chine (illustration). — /AP/SIPA

Alors que le monde combat depuis plus d’un an le Covid-19, les autorités chinoises tentent de rassurer afin de ne pas attiser de nouvelles craintes. La Chine a rapporté mardi un premier cas mondial chez l’être humain de grippe aviaire H10N3, une pathologie frappant d’ordinaire les oiseaux, mais le pays assure que « le risque de diffusion à grande échelle est extrêmement faible ».

Le patient de 41 ans, originaire de la ville de Zhenjiang, a été hospitalisé le 28 avril pour une fièvre. Les médecins ont conclu un mois plus tard qu’il était atteint de la maladie, a indiqué le ministère de la Santé. Le malade pourrait a priori bientôt sortir de l’hôpital.

Un virus « faiblement pathogène »

Les autorités sanitaires provinciales du Jiangsu ont testé l’ensemble des cas contact et n’ont décelé aucune personne atteinte du virus pour l’instant. Aucune précision n’a été fournie sur les circonstances de sa contamination. Le ministère de la Santé a toutefois indiqué que le H10N3 n’avait « pas la capacité d’infecter les humains » et est de toute façon « faiblement pathogène » chez les oiseaux, c’est-à-dire peu susceptible d’entraîner une maladie.

Plusieurs souches de virus entraînant des grippes aviaires ont été découvertes chez des animaux en Chine, mais les épidémies massives parmi les humains sont rares. Deux autres souches de grippe aviaire, H5N1 (entre 2003 et 2011), puis H7N9 (depuis 2013), ont donné lieu en Asie à des contaminations par contact direct avec les volailles infectées. Mais les cas de transmission interhumaine restent très rares. Le H7N9 a infecté 1.668 personnes et fait 616 morts depuis 2013, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.