Inde : 25 personnes meurent après avoir bu une liqueur toxique

DRAME En 2020, la consommation d'alcool bon marché a causé la mort de 98 personnes dans l’État du Pendjab

20 Minutes avec agences
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Un enfant indien prépare du Gudumba, une liqueur illicite. (16 Décembre 2011).
Un enfant indien prépare du Gudumba, une liqueur illicite. (16 Décembre 2011). — Mahesh Kumar A/AP/SIPA

Dix hommes ont été arrêtés pour avoir vendu de l’alcool dans l’Uttar Pradesh, l’État le plus peuplé de l’Inde. « Jusqu’à présent, 25 personnes sont mortes et quelques autres ont été admises à l’hôpital et sont sous traitement », a déclaré ce dimanche Ajab Singh, un porte-parole de la police. Selon des médias locaux, l’alcool avait été acheté jeudi dans un magasin tenu par deux frères.

Les magasins d’alcool de l’État de l’Uttar Pradesh avaient été fermés dans le cadre du confinement imposé pour lutter contre la flambée de coronavirus, qui a fait environ 160.000 morts dans le pays depuis le 1er avril. Mais alors que le nombre de cas de contaminations commençait à diminuer, l’Uttar Pradesh a autorisé la reprise de la vente d’alcool dans certains districts le 11 mai, avec des horaires restreints.

Une centaine de morts en 2020

La façon dont l’alcool en cause a été produit n’a pas encore été clairement déterminée. Mais des centaines de personnes meurent chaque année en Inde à cause d’alcool bon marché fabriqué dans des distilleries clandestines, accessible même aux plus pauvres. Sur les quelque cinq milliards de litres d’alcool consommés chaque année dans le pays, environ 40 % sont produits illégalement, selon l’International Spirits and Wine Association of India. Du méthanol – forme d’alcool hautement toxique parfois utilisée comme antigel – est souvent ajouté à l’alcool.

S’il est ingéré, le méthanol peut provoquer la cécité, des lésions hépatiques et la mort. L’an dernier, 98 personnes sont mortes dans l’État du Pendjab (nord) après avoir bu de l’alcool de contrebande. Et en 2019, quelque 150 personnes sont mortes dans l’Etat de l’Assam, dans le nord-est du pays, des travailleurs dans des plantations de thé pour la plupart.