Hong Kong : Nouvelle peine de prison pour le patron de presse Jimmy Lai

CONDAMNATION Le magnat de la presse hongkongais a été condamné pour avoir participé à plusieurs manifestations interdites par le régime chinois

20 Minutes avec AFP
— 
Jimmy Lai, patron de presse et figure de la contestation contre Pékin, lors de son arrestation à Hong Kong, le 10 août 2020.
Jimmy Lai, patron de presse et figure de la contestation contre Pékin, lors de son arrestation à Hong Kong, le 10 août 2020. — /AP/SIPA

Le magnat de la presse hongkongais Jimmy Lai a été condamné, ce vendredi, à une nouvelle peine d’emprisonnement pour avoir pris part en 2019 à une manifestation interdite le jour du 70e anniversaire de la Chine communiste.

Actuellement en détention pour avoir participé à d’autres manifestations, Jimmy Lai a été condamné à 14 mois de prison pour avoir organisé et participé au rassemblement du 1er octobre 2019. Il avait plaidé coupable.

La répression chinoise continue

Sept autres figures du mouvement pro-démocratie, parmi lesquelles Figo Chan, un militant de 25 ans, et les ex-députés Lee Cheuk-yan et Leung Kwok-hung ont également été condamnés à de nouvelles peines. Cette vague de condamnations illustre une nouvelle fois l’implacable répression chinoise sur le territoire semi-autonome. En 2019, le centre financier international avait été secoué durant plusieurs mois par d’immenses manifestations, souvent violentes, contre l’emprise grandissante de Pékin.

Le 1er octobre 2019, jour de la Fête nationale en Chine, des militants radicaux et les forces de l’ordre s’étaient affrontés de manière particulièrement violente en marge du rassemblement qui s’était déroulé de manière pacifique et auquel avaient pris part les militants condamnés. Pékin avait vécu comme un camouflet l’important taux de participation de la population à ce rassemblement alors que le gouvernement chinois célébrait les 70 ans du régime.

« Il était naïf de croire qu’un appel à une conduite pacifique et rationnelle suffirait à garantir l’absence de violence », a déclaré la juge Amanda Woodcock en prononçant les peines d’emprisonnement à l’encontre des huit militants.