Avion dérouté en Biélorussie : Le journaliste d’opposition arrêté soumis à « des violences physiques », selon son père

ARRESTATION Dans la vidéo où le journaliste apparaît on peut voir qu’il lui manque des dents

20 Minutes avec AFP
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Le père du journaliste d'opposition bélarusse arrêté Roman Protassevitch a déclaré mardi qu'il était clair que son fils avait été soumis à des violences physiques, suite à la vidéo diffusée par le régime de Minsk.
Le père du journaliste d'opposition bélarusse arrêté Roman Protassevitch a déclaré mardi qu'il était clair que son fils avait été soumis à des violences physiques, suite à la vidéo diffusée par le régime de Minsk. — AFP

Les autorités de Minsk ont diffusé lundi une vidéo dans laquelle apparaît le journaliste d’opposition biélorusse Roman Protassevitch. Arreté après le détournement d'un avion par le gouvernement de Biolorussie, il assure qu’il se porte bien et qu’il est «passé aux aveux concernant l'organisation de troubles massifs». Pour le père du journaliste, il est évident que son fils a fait de telles déclarations sous pression.

« Il est clair qu’il a été soumis à des violences physiques parce que vous pouvez voir des signes d’un passage à tabac sur son visage », a déclaré Dmitri Protassevitch. Selon le père, son fils avait quelques dents manquantes.

« Il est clair qu’il lisait quelque chose qu’on lui avait dit de lire »

« Il était très nerveux. Il parlait d’une manière inhabituelle pour lui. Il ne parlerait jamais comme ça. Il est clair qu’il lisait quelque chose qu’on lui avait dit de lire », a-t-il dit. Le père a déclaré qu’il avait communiqué avec son fils samedi, un jour avant que ce dernier ne prenne un vol d’Athènes à Vilnius détourné à Minsk où lui et sa petite amie ont été arrêtés.

« Nous n’avons aucune nouvelle de lui. Nous ne savons toujours pas où il est, quel est son état, comment il se sent », a déclaré le père. Les dirigeants de l’UE ont accepté lundi de couper les liaisons aériennes avec la Biélorussie et ont exhorté les compagnies aériennes européennes à ne pas survoler son espace aérien, l’appelant la Biélorussie à libérer le journaliste et sa compagne Sofia Sapega.