Avion détourné en Biélorussie : Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU prévue ce mercredi

DIPLOMATIE Soutien sans faille de la Biélorussie, la Russie devrait s’opposer à une déclaration commune à l’issue de cette réunion

20 Minutes avec AFP
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Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU prévue après le détournement d'avion bélarus
Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU prévue après le détournement d'avion bélarus — Stringer/TASS/Sipa USA/SIPA

Alors que l’opposition biélorusse avait appelé les Etats-Unis et le G7 à augmenter la pression sur le régime d’Alexandre Loukachenko, le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira ce mercredi a indiqué un diplomate. Une réunion informelle d’urgence à huis clos sur la Biélorussie, accusé d’avoir détourné dimanche un avion de ligne européen pour arrêter un opposant à bord, a-t-on appris mardi de sources diplomatiques.

Cette session qui devrait être virtuelle a été demandée par la France, l’Irlande et l’Estonie, ont précisé des diplomates. Ces deux derniers pays sont membres non permanents actuellement du Conseil de sécurité, la France en étant l’un des cinq membres permanents.

Isolement international du Bélarus

Des diplomates ont jugé peu probable que le Conseil de sécurité de l’ONU puisse s’entendre lors de cette réunion sur une déclaration commune. Soutien sans faille de la Biélorussie, la Russie devrait s'y opposer, a prédit l’un d’eux s’exprimant sous couvert d’anonymat.

L’isolement international de la Biélorussie grandissait mardi avec l’entrée en vigueur de restrictions contre son espace aérien, en représailles contre le régime d’Alexandre Loukachenko accusé du détournement d’avion.

Une fausse alerte à la bombe pour arrêter un opposant ?

Les autorités biélorusses avaient envoyé dimanche des chasseurs dans le ciel afin de « recommander » à un vol commercial de la compagnie irlandaise Ryanair reliant Athènes à Vilnius d’atterrir à Minsk, arguant une alerte à la bombe attribuée au mouvement islamiste palestinien Hamas.

Mais à l’arrivée, aucune bombe n’avait été trouvée et deux passagers – Roman Protassevitch, un journaliste biélorusse d’opposition âgé de 26 ans et sa compagne russe, Sofia Sapéga – avaient été arrêtés, suscitant une vaste réprobation internationale.